Ventilation de l’air à l'école : les classes sont-elles finalement équipées pour la rentrée ?

Ventilation de l’air à l'école : les classes sont-elles finalement équipées pour la rentrée ?

RENTRÉE - Les collectivités territoriales, chargées d’équiper les établissements scolaires en matériel, sont en réalité très peu à avoir commandé des purificateurs d’air ou des capteurs de CO2 pour lutter contre l’épidémie.

L’exécutif a tranché, la rentrée des classes s'avère bel et bien maintenue. Après trois semaines de fermeture, les écoles rouvriront donc lundi 26 avril et les collèges et lycées le 3 mai prochain, avec le même protocole sanitaire qu’en mars. "Nous fermerons la classe dès le premier cas de contamination", a insisté le ministre de l’Éducation nationale jeudi 22 avril, avant de renvoyer la balle aux élus locaux s’agissant de la ventilation de l’air, qui fait ses preuves en matière de lutte contre la circulation du virus, si l’on en croit plusieurs études. 

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"Nous encourageons les collectivités pour les capteurs de CO2 et les purificateurs d’air", a déclaré Jean-Michel Blanquer, qui semble avoir changé d’avis à ce sujet. Le 2 novembre 2020, sur France Inter, le ministre avançait ainsi : "On a fait une étude scientifique sur ces purificateurs et ce n’est absolument pas probant. Au contraire, parfois cela renvoie le virus. Je veux bien qu’on me démontre le contraire". Ce dernier s’était dit toutefois favorable à ce que l’on mesure le taux de CO2 dans les salles de classe.  

Un coût non négligeable

Les collectivités locales ont ainsi la responsabilité de doter leurs établissements scolaires de ces outils visant à renouveler l’air et, donc, à limiter la charge virale. Et chacune à leur niveau : si les mairies ont la charge des écoles, les départements gèrent les collèges et les régions les lycées. Sauf qu’aujourd’hui, rares sont celles qui ont déjà fourni à leurs écoles des capteurs de CO2 ou des purificateurs d’air. S’il parait difficile de comptabiliser le nombre d’établissements scolaires équipés pour la rentrée, il existe de fortes disparités entre les régions. 

La plupart d’entre elles n’ont pas débloqué de fonds pour commander ce type de matériel. C’est le cas de la Nouvelle-Aquitaine qui met à disposition des lycéens des masques de protection, mais n’a installé aucun capteur de CO2 ou purificateur d’air. Même chose en Bretagne, où l'"on ouvre les fenêtres" face au virus, ou dans le Grand-Est, où l’on considère encore leur "utilité très limitée dès lors que les protocoles sanitaires sont respectés, en particulier la distanciation et l’aération". Pour la région, cette efficacité moindre "ne justifie pas un achat pouvant représenter des sommes supérieures au million d’euros".  En effet, le coût peut être un frein puisqu’il faut compter environ 1000 euros pour l’achat d’un purificateur d’air et quelques centaines d’euros pour celui d’un capteur de CO2. 

Plus de 2000 purificateurs d'air en Auvergne-Rhône-Alpes

En Provence-Alpes-Côte d’Azur, où l’on se dit "très attentif à la question de l’air dans les écoles", aucune commande n’a été passée non plus, mais une expérimentation est prévue pour la rentrée 2021. En réalité, la seule région ayant rapidement pris le sujet à bras le corps semble être l’Auvergne-Rhône-Alpes qui, dès le mois d’octobre, a débloqué un budget de 10 millions d’euros pour installer des purificateurs d’air dans les lycées, mais aussi dans les écoles. 

À ce jour, 2.061 purificateurs d’air ont été installés dans les lycées de la région et 865 supplémentaires ont été fournis aux écoles des communes volontaires. C’est le cas de la commune de Mornant, dans le Rhône, qui a équipé les cantines de deux de ses écoles de sept purificateurs. "Concernant les détecteurs de CO2, la Région accompagne les établissements qui souhaitent se doter de tels dispositifs, qui peuvent se révéler utiles également dans la lutte contre le Covid-19", nous précise-t-on. 

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Et puis, des villes font cavalier seul, sans budget de l’État. Ainsi, la mairie de Paris prévoit d’installer au mois de mai 500 capteurs de CO2 dans des écoles et des crèches. Face aux critiques de la FCPE, qui y voyait là "un bon début" mais pointait du doigt le nombre bien supérieur d’établissements dans la capitale, l’adjointe à la Santé Anne Souyris a reconnu que cette installation était "encore insuffisante" mais que cette initiative était "lancée sans aide de l’État". Plus à l’Est, dans le Haut-Rhin, la communauté de communes du Sundgau a équipé en décembre dernier 150 salles de classes de capteurs de CO2, après avoir observé le processus non loin, en Allemagne. 

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