Quatre ans derrière les barreaux grâce à Pepito, un perroquet

Quatre ans derrière les barreaux grâce à Pepito, un perroquet

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JUSTICE - Seule erreur des cambrioleurs, avoir prononcé le nom du perroquet de leur victime, Pepito, qui n'a rien dit, mais leur vaut quatre ans de prison ferme.

Un cambrioleur pas trop imbécile sait bien qu'un roquet peut trahir sa présence par ses aboiements, en revanche il n'est pas forcément au courant de ce que peut lui coûter un perroquet. En l'occurrence, quatre ans de prison devant le tribunal d'Orléans. Et pourtant, l'oiseau est resté muet.

L'étudiante avait un coffre-fort

L'affaire improbable jugée vendredi remonte au mois de février. Une jeune femme de 22 ans, étudiante, avait mis en vente du matériel informatique sur Internet. Apparemment intéressé, un homme âgé d'une trentaine d'années avait pris contact avec elle et lui avait rendu visite à son domicile de Fleury-les-Aubrais.

A cette occasion, l'un des deux individus qui viennent d'être condamnés a pu constater la présence d'un perroquet dans l'appartement que la jeune fille partageait avec son compagnon, et surtout celle d'un coffre-fort. L'idée n'a fait qu'un tour. Embringuant un père de famille au quotidien compliqué dans son mauvais coup, il s'est mis en tête de cambrioler l'étudiante.

Dire "Pepito", l'erreur de trop

Après des jours à surveiller les habitudes de la jeune femme, l'achat de cagoules, de gants et de talkies-walkies, soit l'attirail du cambrioleur prudent, les deux hommes âgés de 30 et 34 ans sont passés à l'action le 11 février. Après une nuit de veille au pied de l'immeuble, à fumer des joints dans leur voiture, ils pensaient le champ libre. Erreur. La demoiselle était chez elle quand ils ont fait irruption et elle s'est défendue. Bilan, l'étudiante qui a brandi la main droite a eu quatre tendons sectionnés. De quoi la mettre hors d'état de résister.

Les agresseurs se sont alors emparés de deux ordinateurs, de la télévision, de téléphones et, grave erreur, de Pepito, le perroquet du foyer. L'oiseau n'a rien "dit", mais c'est ce qui les a perdus. Il se trouve que lors de sa première visite, le braqueur qui avait repéré les lieux alors qu'il souhaitait prétendument acheter une tablette numérique d'occasion, avait appelé le volatile par son nom et il a fait de même au moment de "l'enlever". C'est précisément ce qui a permis à la victime, qui a reconnu sa voix, et aux enquêteurs de l'identifier.

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