Que va devenir le centre de déradicalisation de Pontourny, en Indre-et-Loire ?

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AVENIR FLOU - Ouvert en septembre dernier à titre expérimental, le centre de déradicalisation de Pontourny va finalement fermer, faute de résultants probants. Mais que va-t-il devenir ? Eléments de réponse.

Il a "montré ses limites", selon les mots de Gérard Collomb. Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce vendredi la fermeture prochaine du centre de déradicalisation de Pontourny, basé dans la commune de Beaumont-en-Veron (Indre-et-Loire). Pour rappel, cette structure visait à "préparer, proposer et dispenser une offre et un programme pédagogique afin de réinsérer de jeunes radicalisés". Il n’y avait toutefois plus aucun pensionnaire depuis février dernier. 


Dès lors, une question se pose : que vont devenir les 40 salariés encadrants ? Selon l’association de riverains "Radicalement digne de Pontourny", citée par l'AFP, le centre pourrait retrouver sa vocation initiale en accueillant à l’avenir "de jeunes migrants isolés mineurs". 


Joint par LCI, l’ancien député PS d'Indre-et-Loire Laurent Baumel précise : "Initialement, le centre de Pontourny s’occupait de mineurs étrangers isolés sous la tutelle de la mairie de Paris". Une mission finalement abandonnée par la municipalité parisienne qui ne souhaitait plus continuer à les accueillir en Touraine, aussi loin de la capitale. 

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Déradicalisation : les "ratés" du centre de Pontourny

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Conséquence, les encadrants se retrouvent sur le carreau. Avec d’autres élus locaux, Laurent Baumel propose alors au gouvernement de tenter l’expérience. Un moyen de sauver les 40 emplois menacés. "Nous sommes allés voir l’Etat en disant : 'il y a un bel outil, avec du personnel qualifié et cela serait dommage de ne pas en faire quelque chose'". 


Mais l'expérience de déradicalisation se solde finalement par un échec. Interrogé par Info-Tours.fr, Jean-Gérard Paumier, président du département, milite pour que le centre accueille de nouveau des mineurs étrangers isolés. Lesquels seraient encadrés par "une équipe socio-éducative compétente et formée qui pourrait être opérationnelle rapidement ". D'autant qu'ils sont nombreux à ne pas trouver de logement en Indre-et-Loire. 


"Tous les départements voisins craquent de partout, souligne M. Paumier. Quand un jeune de 14 ans en pleurs vient dans nos services au Champ Girault et demande où il dort, il faut trouver une solution d’urgence. Sauf que désormais, tout ça doit se faire à grande échelle". 

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