Qui sont les frotteurs du métro ?

Qui sont les frotteurs du métro ?

Profitant de la foule, ils s'engouffrent dans les rames et se collent discrètement à leurs victimes qui souvent, ne portent pas plainte. Les "frotteurs du métro" risquent pourtant, au même titre que n'importe quelle autre agression sexuelle, cinq ans de prison. Metronews s'est penché sur ce phénomène.

Comme souvent dans ce type d'affaires, la rame était bondée ce 17 juillet. La jeune femme avait senti que l'homme derrière elle la collait d'un peu trop près. Mais elle n'imaginait pas qu'en sortant du RER B, elle découvrirait une tache non-équivoque sur son pantalon. Trois mois après, le "frotteur", un homme de 31 ans originaire de Bagnolet, a été condamné mardi à quinze mois de prison. "La victime a eu le bon réflexe. Elle a immédiatement déposé plainte et son vêtement a été placé sous scellé pour une recherche d'ADN", explique à metronews la direction de la sécurité de proximité parisienne. Comparée au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), la trace laissée par son agresseur a parlé.

Bain de foule

Le phénomène des frotteurs de métro "n'est pas nouveau", nous précise la commissaire Emmanuelle Oster. Si leur profil est hétérogène, leur mode opératoire est lui bien connu des services de police. "L'homme s'engouffre dans le métro ou le bus et profite de la promiscuité lors de forte affluence pour masquer ses agissements", détaille la chef de la sûreté régionale des transports à la brigade des réseaux franciliens. Impossible de connaître les chiffres officiels, les statistiques n'entrant pas dans le détail des agressions à caractère sexuel. "'Ces infractions restent marginales", assure la commissaire qui pointe néanmoins l'importance de les dénoncer. Grâce notamment aux images de vidéosurveillance et parfois, aux prélèvements ADN, "75% des cas déclarés sont élucidés".

Mais de nombreuses femmes ne portent pas plainte. "A quoi cela servirait ?", s'interroge Laura qui raconte son "expérience écœurante sur la ligne 4" où un usager est venu "faire des va-et-vient discrets avec son sexe" contre elle. Comme cette jeune femme de 21 ans, beaucoup de victimes n'imaginent pas que les frotteurs risquent, au même titre qu'une agression sexuelle, cinq ans de prison. "Et les personnes qui ont ce type de comportement déviant peuvent être également permettre de remonter d'autres pistes", fait valoir la police des transports. Le frotteur condamné mardi était déjà connu de la justice pour deux autres agressions sexuelles. Son interpellation a permis de le mettre en cause dans une tentative de viol sur une jeune femme en septembre dans le RER A.

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