Radars embarqués : l'expérimentation démarre vendredi 24 février en Normandie

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EXPÉRIMENTATION - Un test destiné à permettre l'homologation du nouveau système de radars embarqués par des sociétés privés débutera le 24 février en Normandie. Une mesure contre laquelle l'association 40 millions d'automobilistes est vent debout.

L’expérimentation des voitures-radar démarrera le vendredi 24 février. C’est ce que vient d’annoncer la Sécurité routière dans un communiqué publié ce lundi.  "Vendredi débutera en Normandie l’expérimentation qui permettra, au 1er septembre prochain, que la conduite des voitures-radar lancées en 2013 soit confiée à des prestataires privés. Ce test de plusieurs mois est destiné à permettre l’homologation du nouveau système et ne donnera lieu à aucune contravention", explique l’association. La première voiture-radar conduite par un opérateur privé ne sera donc effective qu’au 1er septembre 2017 dans ce secteur. Le dispositif d’externalisation sera ensuite étendu aux autres régions. 

 

Une annonce que devrait peu goûter l'Association 40 millions d'automobilistes qui est montée au créneau un plus tôt ce lundi pour dénoncer la "privatisation" des radars embarqués, une "excellente opération financière" pour l'État qui engrangera, selon elle, 2,2 milliards d'euros par an de recettes issues des amendes. Et a lancé une pétition contre ce "système impitoyable" qui a d'ores et déjà récolté plus de 300.000 signatures. 

Les sociétés "ne seront pas rémunérées au nombre d'infractions"

Le ministre de l'Intérieur Bruno Le Roux avait annoncé le 8 janvier le lancement de l'appel d'offres "pour que ces radars soient confiés à des sociétés qui vont uniquement les faire rouler". "Ils resteront sous la responsabilité de l'État", avait-il assuré, puisque les infractions constatées par le radar automatique embarqué et que le PV est rédigé par un officier de police au centre de traitement des infractions routières de Rennes. Les sociétés privées "ne seront pas rémunérées au nombre d'infractions mais au temps que le radar aura passé sur la route", avait-il assuré.  


Cette mesure a pour objectif d'enrayer la hausse de la mortalité routière enregistrée depuis 2014. La Sécurité routière estime que cette réforme permettra également "de libérer du temps de travail pour les forces de l’ordre, qu’elles consacreront à des tâches mieux en rapport avec leur qualification au profit de la lutte contre la délinquance et la protection de la population". 


Et rappelle que s’agissant de la vitesse en déplacement, "des marges de tolérance supérieures ont été retenues : 10 kilomètre/heure en plus de la vitesse autorisée, ou 10% selon ce qui est le plus favorable au contrevenant". "Toute personne normalement attentive aux limitations de vitesse peut donc rouler sans crainte d’être verbalisée", conclut-elle. 

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Les radars embarqués bientôt privatisés

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