Reconfinement : ce qui est interdit, autorisé et fortement déconseillé en extérieur

6 novembre 2020, pendant le deuxième confinement en France

PRENDRE L’AIR - "Tout ce qu’on peut faire dehors, il faut le faire dehors", a affirmé Gabriel Attal vendredi 19 mars. Oui, mais quoi ? LCI fait le point sur les nouvelles règles en vigueur dès samedi dans 16 départements.

Confinés mais pas enfermés, 21 millions de Français vont connaitre quatre nouvelles semaines au minimum de restrictions 24h/24 et 7j/7. Ce troisième confinement régionalisé, qui concerne l’Île-de-France, les Hauts-de-France, les Alpes-Maritimes, l’Eure et la Seine-Maritime, suppose de revenir à l’attestation à chaque déplacement, mais adapte les règles à l’extérieur. La question des activités à l’air libre est le grand changement de ces nouvelles mesures. Comme l'a reconnu Emmanuel Macron face à des élus cette semaine, "être dehors est plutôt bon, si on ne fait pas de grandes fêtes. On se contamine plutôt dans des lieux clos dans les moments où on mange, on boit, on parle en enlevant le masque, on chante. Mais quand on est à l’extérieur et qu’on arrive à tenir les distances, il y a beaucoup moins de risques". LCI fait le point sur ce que l’on a le droit de faire et de ne pas faire en dehors de chez soi à compter de ce vendredi minuit. 

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La France retrouve le confinement

Se déplacer… autant de temps que l’on veut

Grande nouveauté de ce confinement d’un troisième type, il sera possible d’être dehors pour un temps indéterminé. Du moins jusqu’à 19h, nouvel horaire du couvre-feu partout en France : ici, les mêmes règles que d’habitude s’appliquent, ce qui induit de rentrer chez soi, sauf motif dérogatoire valable. "Il sera possible de sortir de chez soi pour se promener, sans durée, en respectant un rayon de 10 km autour du domicile", a expliqué le chef du gouvernement dans son allocution. 

Se rencontrer

À partir de ce moment-là, plusieurs types d’activités peuvent être envisagés à l’extérieur de son domicile, dans le respect des gestes barrières. Comme l’a souligné Gabriel Attal ce vendredi, "tout ce qu’on peut faire dehors, il faut le faire dehors". On peut donc envisager raisonnablement de voir des proches à l’air libre : "Il ne s'agit pas de vivre dehors" mais pour "les interactions que vous devez avoir [...], il vaut mieux passer un peu de temps dehors plutôt qu'en intérieur avec d'autres personnes" où le risque de contamination est plus grand, a détaillé le porte-parole du gouvernement. Les Français des 16 départements concernés sont donc invités à "croiser des personnes qui ne sont pas de [leur] foyer" dehors, mais pas à les retrouver en intérieur, bien que la loi ne prévoie pas de sanction dans ce cas. À noter que les Belges, eux, optent pour une stratégie différente depuis le début de l'épidémie en mettant en place une "bulle sociale", qui a pour effet de limiter les contacts hors du foyer à un nombre de personnes.

Faire du sport

Pratiquer une activité physique dehors, à condition de se tenir suffisamment éloigné des autres, est là aussi tout à fait envisageable, comme l’a indiqué Jean Castex jeudi soir. 

Passons maintenant aux choses qui fâchent, c’est-à-dire aux activités désormais interdites ou fortement découragées.

Partir en week-end

Logiquement, il ne sera plus possible de quitter sa région ou son département à partir de ce vendredi soir, la limite des 10 km s’appliquant de jour comme de nuit. Les déplacements interrégionaux sont donc interdits pendant toute la durée du confinement, "sauf motifs impérieux ou professionnels".

Les regroupements à l'extérieur quand même encadrés

Les activités à l'extérieur ont beau être tolérées, ce n'est pas pour autant qu'elles ouvrent la porte à tout. Organiser des barbecues, c’est non, a par exemple recommandé Jean Castex pour évoquer les interdictions de regroupements sur la voie publique : "Rendre plus facile les activités en extérieur ne doit pas être le prétexte à barbecues entre amis, à des regroupements dans l’espace public ou dans les parcs et jardins, ou encore des attroupements devant certains bars qui servent à boire ou à manger en vente à emporter".

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Si la vente à emporter est jusqu’ici autorisée, la consommation sur place devant un bar n’est pas possible et les rassemblements de plus de six personnes sont déconseillés. Et si les effectifs de police doivent être sensiblement les mêmes qu’aujourd’hui pour ce premier week-end de confinement, ils seront surtout vigilants aux attroupements constatés devant les bars. "Des consignes strictes seront passées aux préfets pour interdire la fréquentation de certains espaces publics ou même les manifestations et regroupements quand leurs conditions d’organisation créent un vrai risque sanitaire", a précisé le chef du gouvernement en conférence de presse. Dans des villes comme Paris, certains secteurs ont déjà prohibé la consommation d’alcool à l’arrivée des beaux jours il y a trois semaines.

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