Réforme des retraites : selon une étude, les fonctionnaires perdraient 179 euros par mois

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PENSION - Une étude de l’Ifrap concernant l’alignement des retraites du public sur le privé avance que les fonctionnaires perdraient 179 euros en moyenne par mois. Cette réforme est une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

De quoi jeter encore plus d’huile sur le feu. Alors que les fonctionnaires sont appelés à se mobiliser le 22 mars pour la défense du service public, une étude de l’Ifrap (Fondation pour la recherche sur les administrations et les politiques publiques) publiée ce lundi dévoile qui seront les grands perdants de la réforme sur les retraites, promise par Macron et prévue pour 2019.


Selon le think tank libéral, les agents du service public perdraient en moyenne 179 euros par mois si leurs retraites étaient alignées sur celles du privé. L’étude a analysé le cas de 4004 fonctionnaires d’Etat à jour de cotisation pour leur départ à la retraite à 62 ans, détaille Le Parisien. En appliquant les règles du régime général et des complémentaires Agirc-Arrco, leur revenu diminuerait de 21% sur le salaire de base et de 7,7% en intégrant les primes. Une perte de 179 euros par mois, sur une pension moyenne de 2 321 euros.

Cheminots et enseignants les plus désavantagés

Le groupe de réflexion estime que les enseignants et les cheminots seraient les plus désavantagés par la réforme. "Dans le privé, le taux de remplacement est plus favorable aux petites rémunérations", explique Agnès Verdier-Molinié, directrice du think tank.


Pour l’Ifrap, un abandon des régimes spéciaux dès 2022 pour un régime unique et une hausse de l’âge de départ à 65 ans permettrait d’économiser 13,8 milliards d’euros d’ici 2025. 

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Des études qui se contredisent

Une autre étude, réalisée par le Conseil d’orientation des retraites en 2015, avait elle estimé que plus de la moitié des fonctionnaires (53%) seraient gagnants à être alignés sur le régime du privé (un tiers pour l’Ifrap) et que la pension augmenterait de 2,4% en moyenne. Une différence qui s’explique par la méthodologie employée, l’étude de l’Ifrap portant "sur des agents ayant effectué toute leur carrière dans la fonction publique avec une retraite à taux plein", précise Agnès Verdier-Molinié.

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