Renault : retour sur une journée noire pour le constructeur

Renault : retour sur une journée noire pour le constructeur

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AUTOMOBILE - Après la révélation de perquisitions dans plusieurs centres Renault, les soupçons d'une fraude aux émissions polluantes ont fait trembler les marchés jeudi. Mais le constructeur et le gouvernement assurent qu'il ne s'agit pas d'une affaire de moteurs truqués.

Renault nous ferait-il un coup à la Volkswagen ? Pas du tout, a rassuré jeudi en fin d'après-midi le ministre de l'Economie Emmanuel Macron, en affirmant depuis Berlin que la situation du constructeur français n'était "en aucun cas" une situation comparable à celle de son concurrent allemand. Renault aura pourtant connu une journée particulièrement mouvementée.

Pas de moteurs truqués mais un "dépassement de normes"

Tout est parti d'un tract de la CGT Renault du site de Lardy (Essonne) révélant que "des agents de la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes)" étaient "intervenus sur différents sites" du groupe jeudi dernier. Les "secteurs" concernés ("homologation et mise au point des contrôles moteur") "laissent fortement penser" que ces "perquisitions" sont "liées aux conséquences de l'affaire des +moteurs truqués+ de Volkswagen", ajoutait le syndicat. Une annonce qui a fait l'effet d'une bombe sur les marchés : l'action de Renault s'est écroulé jusqu'à plus de 20% à la Bourse de Paris, entrainant dans sa chute l'action Peugeot.

Face à cette déroute, le constructeur français est monté au créneau à la mi-journée pour assurer que, certes, il avait bien fait l'objet de perquisitions, mais qu'aucune fraude n'avait été détectée sur ses moteurs diesel. Une affirmation confirmée ensuite par la ministre de l'Ecologie, Ségolène Royal, selon laquelle il n'y a "pas de logiciel de fraude" utilisé par la marque au losange. Cependant, les tests de pollution réalisés suite au scandale Volkswagen par une commission indépendante ont montré un "dépassement de normes" CO2 et oxyde d'azote chez Renault et deux marques étrangères, a-t-elle révélé. Un point sur lequel Renault, s'il est exempté des soupçons de fraude, devrait devoir s'expliquer. Quoi qu'il en soit, cette folle journée lui aura finalement fait perdre 10,28% à la Bourse de Paris.

À LIRE AUSSI >> Notre dossier complet sur l'affaire Volkswagen

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