Rentrée 2016 : le coût de la vie étudiante va (encore) augmenter, selon l'Unef

SOCIÉTÉ
DIFFICULTE - Les étudiants devront s'attendre à une hausse du prix du loyer ou des tarifs des transports en commun à la rentrée 2016. Premier syndicat étudiant, l'Unef estime que le coût de la vie étudiante a augmenté en moyenne de 9,7% depuis le début du quinquennat.

Une fois de plus, l’Union nationale des étudiants de France (Unef) tire la sonnette d’alarme. Dans une étude , rendue publique ce dimanche 14 août, il est pointé que le coût de la vie continuera de grimper pour les étudiants à la rentrée 2016.

L’Unef avance une hausse de l’ordre de 1,23%, avec comme premières explications, une hausse du prix des loyers dans 15 villes universitaires ainsi qu'une hausse des tarifs des transports en commun.

 La hausse "atteint +9,7% depuis le début du quinquennat"

"Alors que 19% des étudiants vivent dans la pauvreté, ou encore que 60% d'entre eux sont exclus du système de bourse, il est urgent d'agir", interpelle le syndicat étudiant.

La hausse "atteint +9,7% depuis le début du quinquennat", souligne le premier syndicat étudiant à moins de neuf mois de la présidentielle de 2017. Pour l'Unef, cette nouvelle augmentation "va accentuer les inégalités sociales et la précarité déjà existante pour les étudiants". 

 Le logement représente 55% des dépenses des étudiants

"Si l'Unef a obtenu des mesures de protection comme le gel des tarifs obligatoires (frais d'inscription, restaurant universitaire, sécurité sociale, NDLR) ou l'augmentation des bourses, cela ne permet que de ralentir l'augmentation du coût de la vie pour les étudiants".

Le syndicat, mobilisé ces derniers mois pour le retrait de la loi travail aux côtés d'organisations de salariés, réclame "une refonte de la protection sociale des jeunes et un plan de vie étudiante ambitieux".

Selon l'Unef, un tel plan passe par "un nouvel investissement dans le système de bourses", "l'ouverture du RSA aux moins de 25 ans" et un investissement "dans les aides indirectes" concernant notamment le logement, premier poste de dépenses des   étudiants (55%).

Bordeaux mauvais élève

Si c'est en région parisienne que le montant des loyers des petites surfaces est le plus élevé, avec un loyer moyen mensuel de 806 euros en 2016, contre 795 euros en 2015, pour le reste de la France, c'est Bordeaux qui fait figure de plus mauvais élève. La ville enregistre en effet simultanément une hausse des loyers de 4,7%, et une hausse de 7,43% du tarif étudiant dans les transports.

Autre constat cinglant, selon l’Unef : 300.000 étudiants, soit 12% d’entre eux, ont recours à un prêt pour financer leurs études. Et près de 50% occupent un emploi pendant l'année scolaire, à temps plein pour 30% d'entre eux.

"La moitié de ces jobs n'ont aucun rapport avec les études et mettent en concurrence le temps passé à travailler et celui passé à étudier", met en avant le syndicat, qui souligne qu'"avec un étudiant sur 2 qui échoue en licence, le salariat étudiant se place en tête des causes de cet échec". 

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