Rentrée scolaire, les 10 commandements du bon parent (5/10 )– Confiance en lui, tu lui donneras (voici comment)

Rentrée scolaire, les 10 commandements du bon parent (5/10 )– Confiance en lui, tu lui donneras (voici comment)

BONNE RESOLUTION - Devoirs, sport, loisirs, vie à l’école, écrans… comment mettre votre enfant dans les meilleures dispositions pour cette nouvelle année scolaire. LCI vous donne quelques conseils pour être le « meilleur » parent d’élève possible. Aujourd’hui, voici comment envoyer à son enfant des ondes positives pour affronter la rentrée. Et ne pas se laisser submerger par son propre stress.

La rentrée, c’est stressant. Pour les enfants, comme pour les parents. Pour autant, il est important de ne rien laisser percer et de leur envoyer, inconditionnellement, des ondes positives. Comment faire ? LCI vous livre quelques pistes...

Avant le jour de la rentrée

> Ayez des réponses claires à ses questions. A l’approche de la rentrée, plus particulièrement quand l’enfant passe un cap, comme l’entrée en CP ou en sixième, il est submergé de questions. Savoir comment sera sa maîtresse, s’il sera dans la même classe que ses amis, s’il y arrivera. "C'est tout à fait normal que l'enfant appréhendes, parce que c'est nouveau", explique la psychologue clinicienne Angélique Kosinski-Cimelière à LCI. "C'est comme nous quand on commence un nouveau job, car on ne connaît pas." Des questions que les parents se posent peut-être aussi. "Les réponses des parents doivent être claires, structurées et structurantes", détaille la psychologue clinicienne Angélique Kosinski sur son blog, dans un billet intitulé "Rentrée des classe, quand les parents stressent plus que les enfants". Et si vous n'avez pas la réponse, mieux vaut le dire mais sans en faire une source d'inquiétude. "Le parent ne doit surtout pas montrer son stress à l’enfant mais être un pilier rassurant. Pour lui, vous êtes son modèle. Rien ne peut vous ébranler". 

> Enoncez des paroles rassurantes, et valorisantes. Pour l’enfant, il faut être po-si-tif. Ne pas hésiter à lui dire qu’on est fier de lui, qu’il va apprendre de nouvelles choses. Sans pour autant lui cacher la réalité. "Ne lui mentez pas", prévient Angélique Kosinski. "Prévenez-le que les premiers temps risquent d’être difficiles mais que ce sera le cas pour de nombreux écoliers." Car l’enfant, qui est dans un état de fébrilité passagère a besoin d’être rassuré, compris et entouré. "Vous pouvez entamer un dialogue, parler de vous, de vos rentrées, de vos anciennes craintes et de la façon dont vous les avez surmontées", conseille la pédo-psychologue. Surtout, ne pas prendre ces interrogations à la légère, du type "ne t'inquiète pas, ça va aller". Ne pas hésiter à raconter des petites anecdotes rigolotes, ou simplmeent leur expliquer comment se passera le déroulement de la journée.

> Ne pas se mettre la pression. Cerains parents préparent la rentrée, qui veulent, une semaine avant, manger sain, se lever tôt. "Pourquoi pas", acquiesce la pédopsychologue. "Mais si ça ne marche pas, il ne faut vaiment pas se mettre la pression. Le rythme de l'école fera que l'enfant se réhabituera à ce nouveau rythme. On tente s'il l'on veut, mais on ne culpabilise pas si cela ne marche pas." 

> Ne pas stresser, faire confiance. Ne surtout pas montrer son stress à ses enfants. "Si les parents réfléchissent bien, la cause de leur stress est souvent qu'ils se rendent compte que leur rentrée à eux n'était pas terrible. Mais là, une nouvelle page s'ouvre à eux, ce ne sera pas pareil. Cela ne peut-être que différent, et il faut faire confiance à l'enfant." Car cet enfant, "c'est un peu comme les adultes",  explique Angélique Kolinski-Cimelière. "Il est enfant à la maison, mais élève à l'école. Il a un rôle social. Il faut lui faire confiance".

Le jour de la rentrée

> Là encore, il ne faut pas projeter ses craintes, sur son enfant tout prêt à affronter l’école. Et ne pas, donc, le jour J, "lui demander si tout va bien", selon Angélique Kosinski-Cimélière. "À cet instant précis, c’est l’adulte qui projette ses propres peurs. On se rappelle nos propres expériences. Vous vous souvenez de votre rentrée en CP, dans cette nouvelle école où tout semblait gigantesque, où les enfants étaient 'des grands' et les maîtres des personnes interdisant les jeux en classe sous prétexte que 'maintenant vous n’êtes plus en maternelle'. Inconsciemment, l’adulte veut extérioriser ses appréhensions au risque de les projeter pour de bon." Non. "Il faut faire confiance à l'école, parce qu'ils les préparent bien, et ils ont déjà été un peu péparés au jour de la rentrée."

> Rassurer son enfant. Si l’enfant a des maux de tête,  mal au ventre, il faut le rassurer, mettre en avant le côté positif : qu’il va revoir ses amis, ou qu’il va s’en faire de nouveaux, si c’est une nouvelle école. Le rassurer dans le dialogue.

> Le soir, ne pas sauter sur son enfant pour avoir ses impressions. S’il ne vous raconte rien, le mieux est de respecter ce choix. Simplement lui dire : "Si tu as de questions, je suis là, tu peux venir me voir". Il peut aussi raconter que tout s’est bien passé, et dans ce cas, il n’y a aucun souci à avoir. Par contre, s’il déclare que la journée était horrible et qu’il ne veut pas y retourner, mieux vaut prendre le temps, le soir, de faire un débriefing. "Demandez à l’enfant de décrire ses craintes, ses appréhensions", écrit la psychologue. "Ensuite faites-lui lister les points positifs (il en faut au moins un !) et accrochez-vous à ce dernier." Elle conseille surtout de ne pas prendre le problème à la légère : "Vous risquez que votre enfant se braque et s’enferme dans ses déceptions. Ensuite, entourez-le, rassurez-le, restez attentif à toutes ses demandes et ses interrogations." Et ne pas hésiter, si la journée a été une horreur, à faire de la soirée un moment un peu festif, à essayer de lui changer les idées, pourquoi pas en introduisant des frites pour remplacer les haricots au beurre, sains, mais un peu tristouilles.

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Et toute l'année...

> Favoriser l’estime de soi chez son enfant. L’estime de soi agit directement sur la confiance en soi. Plus l’enfant va se sentir aimable, capable d’être aimé, plus il aura le sentiment de pouvoir se débrouiller, s’adapter, se sentir capable de réussir ce qu’on lui demande. Bien souvent, les parents hésitent à adresser trop de compliments à leurs enfants, de peur qu’il ne prenne "la grosse tête". En fait, tout dépend surtout de la manière dont on valorise son enfant.  "Evitez les faux éloges, ou la surenchère de compliments", écrivent Audrey Akoun, thérapeute familiale, et Isabelle Pailleau, psychologue clinicienne, auteures de "Apprendre autrement avec la pédagogie positive, à la maison et à l’école, redonnez à vos enfants le goût d’apprendre", dans un billet publié sur le Hufftington Post. Mieux vaut, selon elles, valoriser les comportements que l’enfant a eu plutôt que sa personne - s’il a aidé son frère ou sa sœur par exemple, s’il a fait des efforts pour bien travailler -, le chemin qu’il a fait plutôt que le résultat.

> Surtout, il faut éviter à l’inverse les jugements de valeur ("tu es égoïste !" " Tu ne veux jamais travailler"), les paroles dévalorisantes.  "Ces jugements rabaissent votre enfant et l'enferment dans une définition négative de lui-même", écrivent les deux auteurs. Il faut ainsi retourner la critique en parole constructive. "À la place, vous pouvez dire : 'Tu n'as pas voulu prêter ton jouet. C'est important d'être généreux et de partager. Je sais que c'est difficile mais je vais t'aider à y arriver'", conseillent les deus thérapeuthes. 

> Encourager la curiosité de son enfant, curieux par nature. Laissez-le découvrir le monde. Et même si le énième "mais pourquoi ?" commence à sérieusement vous courir sur le haricot, ne vous braquez pas, ne raillez pas, sous peine de diminuer l'intérêt de votre enfant à découvrir ce qui l’entoure. Au contraire, ne pas hésiter à lui retourner la question : "Et toi, qu’en penses-tu ?" 

> Lui apprendre à apprendre de ses erreurs. Tout le monde fait des erreurs. C’est même comme ça qu’on apprend. Mais l’estime de soi de l’enfant va découler directement de la façon dont les parents considèrent ses erreurs, estiment encore les deux auteures. "Si vous lui sautez dessus à chaque erreur et portez un jugement négatif, votre enfant va être atteint dans sa confiance en sa capacité à "bien faire"", analysent les deux femmes. Il risque de se braquer, et ne plus vouloir recommencer. "A l’inverse, montrez lui qu’il est toujours possible de réparer ses erreurs, que vous aussi êtes capables de vous tromper, et sachez demander pardon. "Un enfant qui sait qu'il a le droit de se tromper et que ce n'est pas la fin du monde aura envie de tenter plein de choses nouvelles et persévérera plus facilement dans les efforts", concluent-elles. "C'est la base d'une bonne estime et d'une bonne confiance."

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