Renvoi du procès Heaulme : Henri Leclaire sous le coup d'une information judiciaire

Renvoi du procès Heaulme : Henri Leclaire sous le coup d'une information judiciaire

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MONTIGNY-LES-METZ - L'affaire Leclaire commence. Après le renvoi du procès Heaulme mardi, le parquet a ouvert une information judiciaire contre Henri Leclaire. L'homme est passé en moins de 24 heures du statut de témoin à celui de suspect.

C'était la suite prévisible. Après le renvoi spectaculaire du procès Heaulme , le parquet de Metz a décidé de creuser la piste Henri Leclaire. Une information judiciaire a été ouverte mercredi contre ce retraité de 65 ans dans le double meurtre de Montigny-lès-Metz.

Son audition en tant que simple témoin mardi - après avoir été mis en cause par des témoins surprises peu avant l'ouverture des débats - n'a pas convaincu la justice, qui pourrait prochainement le mettre en examen. A la barre, Henri Leclaire s'était en effet empêtré dans ses contradictions, se murant dans le silence après une question sur son emploi du temps le jour du crime. Mais après quatre heures d'un interrogatoire musclé, il avait répété : "Je n'ai pas tué ces enfants".

L'histoire sans fin

Le nom de Leclaire était déjà bien connu du dossier Montigny-lès-Metz puisque en 1986, il avait été le premier à avouer les crimes de Cyril Beining et Alexandre Beckrich, retrouvés les crânes fracassés près d'une voie ferrée. Avant de se rétracter rapidement. L'année dernière, il a bénéficié d'un non-lieu. Patrick Dils était également passé aux aveux. Mais lui avait été condamné à la perpétuité avant d'être acquitté en 2002 après trois procès d'assises. Francis Heaulme avait finalement pris place dans le box des accusés avant le renvoi du procès prononcé mardi.

Le parquet a par ailleurs demandé mercredi le placement sous contrôle judiciaire d'Henri Leclaire, ce qui implique l'interdiction pour lui de rencontrer les témoins qui l'accablent, ainsi que les membres des familles des deux victimes.

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