Grossophobie : "Je suis grosse, ça fait partie de moi", Eva témoigne pour faire tomber les clichés

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SEPT À HUIT - Depuis l’enfance, Eva subit moqueries, allusions désobligeantes et conseils déplacés : une discrimination quotidienne. Mais Eva a fini par accepter son surpoids comme faisant partie de son identité. Dans le portrait de la semaine, signé Thierry Demaizière, Eva souhaite rétablir certaines vérités et montrer qu’on ne choisit pas d’être gros.

Eva a aujourd’hui 32 ans et elle est bien dans ses baskets. Ce n’a pas toujours été le cas pour cette trentenaire "grosse et obèse". C’est elle qui le dit. Deux mots, rien de plus, qui désormais ne sont plus des insultes. A l’école pourtant, les enfants se sont moqués d’elle parce qu’elle était « le gros de service ». Elle a encaissé les railleries, les tours de piste en plus prescrits par un prof de sport qui pensait que ça allait la faire maigrir. Mais elle l’assure, pour avoir tenté tous les régimes du monde, on ne choisit pas d’être gros. 


Ces préjugés, ces discriminations quotidiennes ordinaires, ont forgé ce tempérament bien trempé. Aujourd’hui, elle raconte les places où elle ne veut pas s’asseoir dans le métro, les taquineries de la boulangère… et répond aux moqueurs : "Je suis grosse et obèse, ce ne sont pas des gros mots, ce sont des adjectifs". 


Elle témoigne de cette vie quotidienne où elle est renvoyée à son surpoids, de ces émotions qu’elle ravale : "Je mange mes émotions, explique-t-elle dans Sept à Huit. Quand je suis stressée, je mange, quand j’ai peur je mange…"  "Lâchez-nous la grappe", lance celle qui a écrit le livre "Gros n’est pas un gros mot", à ceux qui nourrissent les clichés.   


Retrouvez l'intégralité de Sept à Huit, magazine de l'information présenté par Harry Roselmack tous les dimanches soirs

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