Risque terroriste : les SMS d’urgence testés dans les écoles à la veille de la rentrée

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SÉCURITÉ - En cas d’attaque terroriste, les établissements scolaires de la région ou du quartier sont prévenus. Les académies sont chargées de lancer l’alerte par SMS. Un texto est envoyé directement aux directeurs, aux chefs d’établissements et aux inspecteurs concernés.

Le système a bien fonctionné. La ministre de l'Education nationale et le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve se sont rendus ce mercredi dans une école à la veille de la rentrée des élèves, pour discuter des mesures de sécurité des établissements, avec des personnels de l'école, le préfet de Paris Michel Cadot, et plusieurs autres responsables.


"Aujourd'hui, jour de pré-rentrée des enseignants, nous avions demandé à ce qu'on simule la situation dans laquelle on serait obligé d'envoyer un SMS de façon immédiate à l'ensemble de nos directeurs d'école. Cela a été fait pendant notre réunion et tout le monde l'a bien reçu", a indiqué Najat Vallaud-Belkacem, à l'issue d'une table ronde à l'école Saint-Sébastien dans le 11e arrondissement. Ce message, qui sera envoyé aux directeurs, aura pour but d’aider les équipes encadrantes à réagir avec les élèves en cas de risque imminent d'une attaque. 

 

Il n'y a pas de menace explicite sur les établissements scolaires, il y a une menace générale sur l'EuropeBernard Cazeneuve

Les deux ministres avaient déjà expliqué la semaine dernière les mesures prises pour les établissements scolaires, dont la mobilisation de 3000 réservistes de la gendarmerie pour la rentrée et des patrouilles mobiles pendant l'année. 


Selon le ministre de l'Intérieur, "il n'y a pas de menace explicite sur les établissements scolaires, il y a une menace générale sur l'Europe et il y a une menace générale sur la France et il y a des terroristes dont la propagande est conçue de telle manière, qu'elle peut conduire des individus, parfois déséquilibrés, à s'engager dans des actes (...) dangereux et meurtriers".



Une école pas choisie au hasard

L'école où les ministres se sont rendus "n'est pas anodine", a souligné la ministre de l'Education, elle est "située entre Charlie et le Bataclan", elle a "à plusieurs reprises connu les attentats terroristes". Les élèves avaient ainsi été confinés lors de l'attentat de Charlie Hebdo en janvier 2015. 


L’établissement a fait aussi l'objet de plusieurs travaux de sécurisation sous l'égide de la mairie de Paris, avant ou après les attentats : installation de la loge du gardien face à la porte d'entrée, mise en place d'un visiophone pour qu'il puisse contrôler l'identité des personnes qui veulent entrer, opacification des fenêtres du rez-de-chaussée... "Toutes ces choses que nous demandons à l'ensemble des établissements scolaires avec les collectivités locales de bien vouloir faire", a précisé Najat Vallaud-Belkacem.

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