Policiers en colère : Rodolphe Schwartz, l'organisateur aux multiples rassemblements sauvages

DÉJÀ VU - Il s'est autoproclamé porte-parole de la colère des policiers... sans faire partie de la maison. Pourtant, c'est loin d'être la première fois que Rodolphe Schwartz organise des rassemblements de grogne de la part des forces de l'ordre. Explications.

Voilà quelques jours qu'on ne voit plus que lui. Depuis près d'une semaine, il est de toutes les manifestations nocturnes des policiers. Bras dessus, bras dessous avec des hommes au  visage cagoulé, il est l'un des rares à battre le pavé parisien, à découvert. Et pour cause. Ce vendredi, alors que la grogne des flics atteint son paroxysme, nos confrères du Point et de L'Obs révèlent dans une enquête que Rodolphe Schwartz, leader autoproclamé du mouvement, porte-parole de la colère policière devant les caméras... n'est plus policier.


Auprès de France Info, qui est entré en contact avec lui, il reconnaît d'ailleurs volontiers ne plus faire partie du métier, mais assure "se sentir proche du mouvement". Dès lors, que fait cet homme à la tête de ces manifestations ? Si ses motivations, pour le moment, restent floues, il est d'ores et déjà possible d'affirmer que Rodolphe Schwartz n'en est pas à son coup d'essai, en matière de rassemblement de policiers.

Rassemblement sauvage Porte Maillot

Une rapide recherche dans la presse, et voilà son nom qui apparaît à plusieurs reprises, toujours lors de mobilisations des forces de l'ordre. Dès 2013, on le retrouve à la tête d'une "marche blanche" organisée le 26 février. Un rassemblement improvisé "en mémoire de deux policiers tués par un chauffard sans permis sur le périphérique", nous raconte Marianne


Qu'apprend-ton encore dans cet article ? Que c'est encore ce même Rodolphe Schwartz qui était déjà à l'initiative d'un rassemblement porte Maillot, après la mise en examen d'un fonctionnaire de Noisy-le-Sec, qui avait ôté la vie à un délinquant en fuite, entre les deux tours de l'élection présidentielle. Responsable d'une association de défense des forces de l'ordre, il assure à l'époque se reconnaître dans les idées de Marine Le Pen et être "le seul à avoir la parole libre", étant entré dans la police comme adjoint de sécurité... avant de finalement quitter la fonction. 


En 2015, rebelote. Cette fois-ci, c'est Le Point qui relate une action tenue place Vendôme, sous les fenêtres de la garde des Sceaux. Le but : protester contre une décision de justice requalifiant en homicide volontaire le geste de deux policiers de la BAC. Un rassemblement alors non suivi par les syndicats de police, allant même jusqu'à parler de "manipulation". Contacté par nos soins, Rodolphe Schwartz n'a pas encore répondu à nos sollicitations. 

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