Roselyne Bachelot demande le réexamen du statut du site FranceSoir, accusé de complotisme

Roselyne Bachelot a été nommée ministre de la Culture en juillet 2020 dans le gouvernement Jean Castex

PRESSE - La ministre de la Culture Roselyne Bachelot souhaite un rééxamen du statut de site "d'information politique et générale" (IPG) dont bénéficie le média en ligne FranceSoir.

FranceSoir dans le viseur de la ministre de la Culture. Roselyne Bachelot a annoncé vendredi 29 janvier avoir demandé un rééxamen du statut de site "d'information politique et générale" (IPG) dont bénéficie ce média en ligne, accusé depuis plusieurs mois de relayer des thèses complotistes. Elle veut s'assurer qu'il respecte bien toutes ses obligations.

Ce site, qui utilise la marque du défunt quotidien homonyme (France-Soir), a trouvé une nouvelle notoriété depuis le début de la pandémie de Covid-19. Il est accusé depuis plusieurs mois de relayer des thèses complotistes et notamment d'avoir fait la promotion du documentaire Hold-Up.

Le statut dit IPG ouvre droit, pour les publications en ligne, à certains avantages fiscaux et aux aides potentielles du Fonds stratégique pour le développement de la presse (FSDP). Ses critères d'attribution sont précisés dans un décret de 2009. Ainsi, Roselyne Bachelot a demandé que soit réexaminé ce certificat délivré à FranceSoir, dont le terme est en principe septembre 2022, "afin de vérifier dès maintenant que ses conditions d'octroi sont bien toujours respectées", a précisé la ministre de la Culture sur Twitter.

La ministre précédemment alertée par les anciens journalistes du quotidien France-Soir

En janvier dernier, d'anciens journalistes du quotidien France-Soir et le Syndicat national des journalistes (SNJ) avaient déjà lancé une pétition sur le site Change.org adressée à Roselyne Bachelot, jugeant "inadmissible" que ce site "puisse répandre en toute impunité de fausses informations et des thèses complotistes dangereuses pour la société".

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Les auteurs, qui ont récolté plus d'un millier de signatures, avaient alors exigé "la cessation immédiate de ses publications par tous les moyens juridiques ou autres qui s'imposent". 

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