Rythmes scolaires : 20% des communes reviendraient à la semaine de 4 jours dès la rentrée

Rythmes scolaires : 20% des communes reviendraient à la semaine de 4 jours dès la rentrée

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MARCHE ARRIÈRE - Selon "Le Figaro", 20% des communes françaises seraient sur le point de revenir à la semaine de 4 jours dans leurs écoles. Le plus souvent parce qu'elles ne sont pas en situation de payer la demi-journée supplémentaire.

La réforme des rythmes scolaires du quinquennat Hollande se délite peu à peu. Dans son édition ce samedi, Le Figaro affirme que 20% des communes seraient prêtes à l’abandonner dès la rentrée 2017 pour revenir à la semaine de quatre jours. Un chiffre établi selon les premières remontées de l’Association des maires de France et du ministère de l’Education nationale, précise le quotidien. Ainsi, sur 24 départements, 2286 communes sur 7438 repasseraient à une semaine de quatre jours, détaillent nos confrères, s’appuyant sur une source syndicale.

Sa suppression va entraîner des économiesDaniel Cassard, maire de Belmont (Doubs)

La fatigue des enfants le mercredi matin, mais aussi (et surtout) les économies attendues sont les principaux facteurs avancés par les municipalités. C’est le cas notamment pour les communes rurales, "qui ont deux fois moins de moyens financiers que les villes", explique Cédric Szabo, directeur de l’association des maires ruraux de France. "Cette réforme n’a jamais pris en compte les particularismes des petites communes", abonde l’édile de Belmont (Doubs) Daniel Cassard. "Nous avons eu beaucoup de mal à recruter du personnel. Et sa suppression va entraîner des économies."


Trouver des crédits pour assumer le coût des activités périscolaires et des animateurs, est un autre problème majeur rencontré par les mairies. Le maire de Rambaud (Hautes-Alpes) Patrick Ternin détaille même avoir du rogner "sur le voierie pour financer le périscolaire". 

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Rythmes scolaires : la ville d’Alès demande le retour de la semaine à 4 jours

"Un an de réflexion" pour la plupart des communes

Si la circulaire permettant le retour à la semaine de quatre jours est effective dès la rentrée 2017, une grande majorité des communes se donne tout de même "un an de réflexion", nuance cependant Cédric Szabo. Ce sera notamment le cas pour Bordeaux, alors que Marseille ou Montpellier (dont trois groupes scolaires reviendront à quatre jours pour expérimenter de nouvelles organisations) rebasculeront en 2018. La ville de Nice sera elle de retour à la semaine de quatre jours dès cette rentrée, tandis que Paris souhaite rester aux quatre jours et demi d’école.

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