Rythmes scolaires : une "mauvaise chose" pour 60% des Français

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RENTRÉE SCOLAIRE – Alors qu'elle s'apprête à être généralisée cette année, la réforme des rythmes scolaires est considérée comme une mauvaise chose par 60% des Français, selon un sondage RTL paru lundi. Dimanche, la ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem a réaffirmé que la réforme s'appliquera partout en France à cette rentrée et qu'"aucune exception ne sera tolérée".

A la veille de la rentrée, la réforme des rythmes scolaires est toujours loin de faire l'unanimité. Elle est en effet considérée comme "une mauvaise chose" par 60% des Français, selon un sondage CSA pour RTL dévoilé lundi. Déjà expérimentée dans certaines communes, la réforme sera généralisée à compter de cette rentrée à toutes les écoles publiques. Ce sondage a été réalisé entre le 26 août – jour de la nomination de Najat Vallaud-Belkacem au ministère de l'Education nationale – et le 28 août. Il a été réalisé sur internet, auprès d'un échantillon de 1.003 adultes, suivant la méthode des quotas.

"Aucune exception tolérée"

L'opposition à la réforme est plus importante que lors d'un précédent sondage CSA pour RTL il y a un an, peu avant l'adoption de la réforme par les communes pionnières : 53% de sondés estimaient alors que c'était une bonne chose. Aujourd'hui, l'approbation ressort majoritaire chez les sympathisants de gauche (58%, et 64% pour ceux qui se disent proches des socialistes). Le rejet l'emporte chez les sympathisants de droite (71%, et 74% pour les proches de l'UMP).

Dimanche, la nouvelle ministre de l'Education nationale, Najat Vallaud-Belkacem, a réaffirmé que toutes les écoles publiques devront appliquer la réforme des rythmes scolaires et qu'"aucune exception" ne sera tolérée. "La loi s'appliquera partout et il n'y aura pas d'exception. Il relèvera des élus locaux que les choses se passent bien", a ainsi souligné la ministre, interrogée dans le journal de TF1 . "Je ne nie pas qu'il puisse y avoir des difficultés. [...] Toute réforme entraîne des frottements ici ou là parce qu'il faut s'adapter au changement", a-t-elle admis, tout en rappelant la nécessité de cette réforme. "Je serai à l'écoute pour que les choses se passent au mieux. Mais je le dis, il y a une obligation scolaire, il faut que les communes respectent la loi et nous ne tolérerons aucune exception. La loi s'appliquera. Si ce n'est les maires qui l'appliquent, alors, ce seront les préfets", a-t-elle insisté.

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