Ouragans sur Saint-Martin : couvre-feu, patrouilles... la gendarmerie renforce son dispositif contre les pillages

INTERVIEW - Gestion de l'après Irma, anticipation de l'ouragan José, dispositif contre les pillages... Le général et directeur général de la Gendarmerie nationale Richard Lizurey fait le point sur la situation pour TF1 et LCI.

Le général Richard Lizurey revient sur la situation en matière de sécurité ces derniers jours à Saint-Martin. Auprès de TF1 et LCI, il reconnait que "des éléments d'information des premières 72 heures" après l'ouragan Irma ont conduit les services de gendarmerie à "renforcer le dispositif" pour lutter contre les pillages. Et de préciser que "depuis cette nuit (vendredi à samedi, ndlr) le dispositif est en place avec en plus un dispositif de couvre-feu, c’est-à-dire d’interdiction de la circulation pendant la nuit.

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Général Lizurey : un "dispositif renforcé" et "un couvre-feu" depuis 24 heures

Actuellement 384 personnels de gendarmerie sont déployés outre-Atlantique, à Saint-Barthélémy et la majorité à Saint-Martin. Le directeur général de la Gendarmerie nationale explique que cette nuit "il n'y a eu que 3 appels pour des pilleurs qui nous ont été signalés". Suite à quoi 6 individus ont été interpellés. Le matériel dérobé leur a été confisqué et ils ont été remis en liberté.

"Nous serons toujours dehors y compris lorsque José ne sera pas encore terminé"

Ce climat de pillages depuis plusieurs jours à Saint-Martin devrait aussi avoir des conséquences au moment de l'arrivée de l'ouragan José ce samedi à proximité des Antilles françaises. Le général Lizurey affirme que ses hommes vont être "présents au maximum sur la voie publique" peu de temps après l'ouragan. Et d'expliquer : "nous nous sommes aperçus qu’alors même que le cyclone Irma était encore en train de produire des effets, un certain nombre de pilleurs étaient déjà dehors avec des vents de 120 à 130 km/h".

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Le général Lizurey au sujet de l'ouragan José

Pour éviter que cette situation ne se reproduise, le directeur général de la Gendarmerie nationale explique qu'"à l’occasion de la prochaine séquence, nous serons toujours dehors y compris lorsqu’il y aura encore du vent, et y compris lorsque la tempête José (sic) ne sera pas encore terminée."

Avant l'ouragan Irma, "il n’était pas raisonnable d’envoyer la totalité des moyens sur l’île"

Interrogé sur la capacité des forces de secours et des forces de l'ordre à anticiper l'ouragan Irma, qui a frappé Saint-Martin il y a trois jours, le général Lizurey estime qu'"il n'était pas raisonnable d'envoyer la totalité des moyens sur l'île" avant le passage du cyclone.

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Le général Lizurey au sujet de l'anticipation de l'ouragan Irma

Le directeur général de la Gendarmerie nationale précise qu’"avec un cyclone annoncé de force 5 sur 5, nous étions évidemment persuadé qu’il allait y avoir des difficultés majeures, et il ne s’agit pas de mettre nos gens en difficulté". Et d'ajouter : "il valait mieux être capable de projeter (des forces) à partir de la Guadeloupe, ce qui a été fait, puis de la métropole, ce qui a encore une fois été fait".

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