Sécurité après les attentats : les mesures de la Ville pour rassurer les Parisiens

Sécurité après les attentats : les mesures de la Ville pour rassurer les Parisiens

DirectLCI
TERRORISME – En Conseil municipal, la maire PS de Paris Anne Hidalgo a annoncé des mesures de sécurité renforcées - caméras, visiophones, embauches d'agents de sécurité - après les attentats du 13 novembre. Mais cela reste insuffisant pour l’opposition qui réclame une police municipale armée.

Visiophones, caméras, embauche d’agents… Pour sécuriser et rassurer les Parisiens. Lundi, en conseil de Paris, la maire Anne Hidalgo a déployé une armada de mesures, qui visent à renforcer la sécurité de la ville, après les attentats de vendredi dernier, notamment sur l’espace public et dans les équipements municipaux. Le point.

► Des effectifs renforcés. La Ville va recruter 30 agents supplémentaires, qui s’ajouteront au millier d’agents qui travaillent déjà à la Direction de la prévention et la protection (DPP). Il s’agira essentiellement des inspecteurs de sécurité présents sur le terrain, et d’ingénieurs spécialisés dans la prévention. Tous les agents présents, même occasionnellement sur le terrain, vont être équipés de gilets pare-balles. Des films de protection vont être posés sur les vitres des véhicules, pour éviter la projection d’éclats en cas de jets de projectiles.

 Le plan de vidéosurveillance accéléré. Les 165 nouvelles caméras prévues dans le plan de vidéosurveillance vont être déployées dès 2016, et non plus sur deux ans comme il était prévu. Les conservatoires et une vingtaine de sites sportifs supplémentaires vont être raccordés au centre de veille opérationnelle de la Ville.

► Les crèches et les écoles mieux protégées. Les crèches vont être officiellement intégrées dans le périmètre prioritaire "Vigipirate". L’installation de visiophones et de sas de sécurité dans les crèches et les établissements scolaires, va être accélérée, et des films opacifiants vont être posés sur les vitres des établissements qui donnent sur la voie publique. Par ailleurs, les parents qui ont un enfant en crèche seront informés en temps réel, par SMS, lors des périodes de crise. Quelque 22 000 numéros ont déjà été collectés.

► 
Des boutons d’alerte agression vont être installés dans les conservatoires et les bibliothèques qui le nécessitent, à l’instar de ce qui existe dans les musées ; enfin, des sas de sécurité ou des portes à gâches électriques seront installés dans les centres sportifs les plus isolés.

Toutes ces mesures s’ajoutent à celles qui avaient déjà été prises après les attentats de janvier. Au total, 316 millions d’euros ont été consacrés cette année par la Ville à ces actions de sécurisation et de prévention. Anne Hidalgo a par ailleurs annoncé qu’elle maintiendrait le niveau de la subvention versée à la préfecture de police (285 millions d'euros), alors qu’une baisse était initialement envisagée.

Mais aux yeux de la droite, ces annonces restent insuffisantes. Depuis de nombreux mois, les Républicains et les centristes réclament la création d’une police municipale , armée. Ils ont réitéré leur demande lundi. La présidente du groupe Les Républicains Nathalie Kosciusko-Morizet a par ailleurs demandé que les 75 millions du budget participatif soient consacrés à des investissements en matière de sécurité, sécurisation des accès des établissements scolaires, achat d’équipements de défense pour les agents mais aussi... un concours financier aux hôpitaux de Paris pour acquérir du matériel de médecine de guerre.

A LIRE AUSSI
>> Attentats de Paris : sécurité (encore) renforcée dans les transports en commun

>> Fusillades à Paris : les consignes et mesures de sécurité
>> Attentats de Paris : comment ne pas céder à la peur collective ?

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter