Moins de morts sur la route en juillet grâce aux 80 km/h ? "Il faut rester prudent"

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CHIFFRES - L'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR) a révélé ce vendredi les chiffres de la mortalité sur les routes en France pour le mois de juillet 2018. Par rapport au mois de juillet 2017, le nombre de morts est en baisse, avec 344 décès enregistrés, contre 346 à la même période l'an dernier. Sans que le lien avec la baisse de la limitation à 80 km/h soit tangible.

Ce vendredi, la Sécurité routière a communiqué les chiffres de l'accidentalité durant le mois de juillet 2018. Ainsi, selon les estimations provisoires de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR), 344 décès ont été enregistrés sur cette période "sur les routes de métropole et d'Outre-mer".  "6903 ont été blessées dans 5401 accidents corporels", ajoute le communiqué. Par rapport au mois de juillet 2017, la mortalité routière est donc en baisse. L'an dernier, 346 personnes avaient perdu la vie sur les routes durant le mois de juillet.


En France métropolitaine, 324 personnes sont décédées en juillet 2018, soit 19 de moins qu'en juillet 2017 (-5,5%). Les autres indicateurs de l'accidentalité routière du mois sont également en baisse, à l'exception du nombre d'accidents qui affiche une légère hausse. Ainsi, le nombre d'accidents corporels a augmenté de 0,9%, passant de  5148 en juillet 2017, à 5192 cette année, soit 44 accidents corporels de plus.

Les premiers effets de la limitation à 80 km/h ?

Il s'agit des premiers chiffres publiés depuis la mise en place  le 1er juillet de la limitation controversée de la vitesse à 80 km/h sur 400.000 km de routes secondaires. "On peut penser que les 80 km/h ont joué un rôle mais il faut rester extrêmement prudent" a déclaré à l'AFP Emmanuel Barbe, délégué interministériel à la Sécurité routière, précisant qu'il faudra attendre la fin de l'année et la comparaison de mois en mois par rapport à 2017 pour tirer de réels enseignements sur cette mesure.


Après l'annonce de cette mesure début janvier, associations d'automobilistes, de motards, mais aussi des parlementaires et élus locaux s'étaient mobilisés pour tenter de faire reculer le gouvernement. "L'objectif, ça n'est pas d'emmerder le monde. L'objectif, c'est de faire en sorte qu'il y ait moins de morts et moins de blessés graves", avait déclaré à la fin du mois de juin le Premier ministre Edouard Philippe.

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