Sécurité routière : le risque terroriste peut-il justifier d'interdire les avertisseurs de radars ?

Sécurité routière : le risque terroriste peut-il justifier d'interdire les avertisseurs de radars ?

PEUR DU GENDARME - Le gouvernement a présenté un projet de décret pour que les avertisseurs de radars comme Waze ou Coyote ne puissent plus signaler les radars et les contrôles "volants". Une idée qui scandalise les automobiliste.

Coyote, Waze, Tom-Tom... Le ministère de l'Intérieur réfléchit à un décret pour "rendre invisibles les forces de l'ordre lors de certains contrôles sensibles", sur ces avertisseurs de radars et de contrôles de police. Embarquées à bord des voitures, de nombreuses applications permettent en effet aux conducteurs de signaler aux autres les dangers, embouteillages, voitures arrêtées ainsi que la présence de policiers ou gendarmes. 

"Si le signalement des forces de l'ordre peut contribuer à faire baisser la vitesse, il a en revanche un impact très négatif en cas d'alcoolémie, de consommation de drogues, de recherche d'individus, notamment terroristes, criminels ou évadés de prison", a expliqué le ministère de l'Intérieur.  Ce dernier a donc débuté des travaux, "associant notamment les principaux fabricants de ces applications, afin de mettre en place un système qui permette de rendre invisibles les forces de l'ordre, à leur demande, lors de certains contrôles sensibles". Un projet de décret a donc été transmis à la Commission européenne. 

"Utilisation indécente du risque terroriste"

Pour la Ligue de défense des conducteurs, le gouvernement de façon utilise de "façon indécente le risque terroriste" pour mettre en place son projet. Selon l'association, ces avertisseurs de radars sont "dans l’impossibilité de connaître les 'périmètres définis' en question" et cette mesure signerait la "mort certaine de ces applications communautaires, qui constituent pourtant de précieuses aides à la conduite et à la sécurité routière". 

La ligue a donc décidé de lancer une pétition en ligne destinée à la Commission européenne, qui dispose de trois mois pour donner son avis sur le projet de décret. Elle avait recueilli vendredi 28 avril plus de 110 102 signatures. 

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