Service national universel : il sera "obligatoire", précise le gouvernement

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EDUCATION - Alors que des voix discordantes s'exprimaient au sein du gouvernement sur le futur "service national universel" voulu par Emmanuel Macron, Benjamin Griveaux l'a assuré mardi 13 février : il sera "obligatoire".

C'est une promesse de campagne qui devrait prochainement devenir une réalité. Le "service national universel" sera "obligatoire", a affirmé mardi le porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux. Une officialisation destinée à couper court aux questionnements sur le sujet, récurrents ces derniers jours.


"Il concernera toute la classe d’âge et il sera obligatoire", a déclaré M. Griveaux sur Radio classique et Paris première. Avant de préciser : "Le moment que représentera ce service national universel, c'est un moment de rencontre entre la jeunesse de notre pays et la nation, et en partie son armée, mais ça peut être aussi un engagement civique, comment est-ce qu'on donne de son temps utilement à la nation". 

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Florence Parly : le service national universel ne sera "probablement pas obligatoire"

"Un rapport qui sera remis fin avril"

Quelle tranche d'âge sera concernée par cet engagement ? Interrogé sur ce point, le porte-parole a botté en touche : "On est en train de regarder les modalités techniques, il y a un rapport qui sera remis fin avril. C'est la totalité d'une classe d'âge, c'est universel, donc les garçons et les filles, et c'est obligatoire".


Si Benjamin Griveaux a détaillé cette mesure phare du candidat Macron, lequel avait promis en mars 2017 de rétablir un "service national obligatoire et universel" d'un mois et pour l'ensemble d'une même classe d'âge, c'est que des voix discordantes se sont exprimées ces derniers jours au sein du gouvernement. Dimanche, le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb s'était dit favorable à un service national "obligatoire". Deux jours auparavant, la ministre des Armées, Florence Parly, avait, elle, déclaré que ce service national "n'aura probablement pas un caractère obligatoire, au sens où les gendarmes viendraient rechercher le réfractaire", mais que l'exécutif "cherchera à (le) rendre attractif pour les jeunes afin qu'ils soient incités à le réaliser".

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