#SexismePasNotreGenre : 4 femmes sur 10 récemment victimes d'humiliations sexistes

#SexismePasNotreGenre : 4 femmes sur 10 récemment victimes d'humiliations sexistes
SOCIÉTÉ

COMBAT - La ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, a lancé ce jeudi 8 septembre un plan d'actions et de mobilisation contre le sexisme. Une campagne destinée à rendre visible, pour mieux le combattre, un sexisme devenu trop ordinaire.

"Des anecdotes, j'en ai des tas ! Comme cette élue locale qui s'asseoit à côté d'un président de fédération sportive et se voit demander 'T'as mis une culotte ?'. Ou qui, plus tard, se fait accueillir en réunion par un homme qui la présente ainsi : 'Elle n'est pas en élection, mais moi ça ne m'empêche pas d'être en érection!'" Ces propos, ce sont ceux de la ministre des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, Laurence Rossignol, qui a tenu, ce jeudi, à démontrer l'existence toujours vivace du sexisme ordinaire.

Ce 8 septembre marque en effet le lancement officiel du plan d'actions et de mobilisation contre le sexisme. Une campagne d'information, prévue pour durer six mois et durant laquelle la ministre invite "à faire du bruit".

Rendre visible le sexisme

Faire du bruit, car les actes et paroles sexistes n'appartiennent pas encore au passé. Et les chiffres le prouvent. A la demande du ministère des Familles, de l'Enfance et des Droits des femmes, l'institut CSA a réalisé une étude auprès de plusieurs milliers d'hommes et de femmes âgés de plus de quinze ans, en septembre 2016. Le résultat est alarmant :

Le sexisme en chiffres

  • 1Remarques et injustices

    4 femmes sur 10 ont été récemment victimes d'humiliation parce qu'elles sont femmes
  • 2Par les collègues aussi ...

    1 femme sur 2 a déjà reçu des remarques embarrassantes sur son lieu de travail
  • 3Stratégies d'évitement

    63% des femmes modifient leur comportement par peur de réactions sexistes
  • 4Auto-dépréciation

    En filière technologique, 45% des filles pensent que les garçons ont de meilleurs chances de réussite (Source : CSA Research)

Face à ces chiffres, une conclusion s'impose : bien des femmes auraient intégré les clichés dont elles sont elles-mêmes victimes et seraient donc prêtes... à les reproduire. C'est bien pour éviter que ce schéma de pensée ne devienne permanent que cette nouvelle campagne d'actions se fixe trois objectifs : "Rendre visible le sexisme qui se manifeste dans la vie quotidienne des femmes", d'abord. "Mettre en lumières les femmes qui innovent dans ces domaines", ensuite. Et enfin "agir pour que chacun, homme et femme, fasse reculer ce qui peut porter atteinte à l'égalité".

Une mobilisation qui débute en grandes pompes - avec notamment le soutien de Julie Gayet arborant le fameux pin's "Sexisme, Pas notre genre" dans les pages de Paris Match - et dont on devrait encore entendre parler, puisque plusieurs dizaines d'associations féministes se sont déclarées partenaires de l'action. Parmi elles, Femix Sports, la Fondation des femmes ou encore Femmes et maths, toutes destinées à une meilleure représentation dans les domaines qui leur sont, par la force de l'habitude, trop souvent encore fermés.

VIDÉO. "Sommes-nous tous machos ?", la nouvelle campagne contre le sexisme

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Le gouvernement s'engage dans une campagne contre le "sexisme ordinaire"

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