SNCF : en Languedoc-Roussillon, la longue nuit de galère des naufragés du rail

SNCF : en Languedoc-Roussillon, la longue nuit de galère des naufragés du rail

INTEMPERIES – Des coulées de boue le long des voies de la SNCF ont perturbé la circulation des trains autour de Montpellier et Nîmes dimanche soir. Lundi, le trafic a repris de façon "quasi-normale", assure l'entreprise publique.

Ils se souviendront longtemps de cette nuit. Les passagers de la SNCF qui tentaient de circuler en Languedoc-Roussillon dimanche soir ont eu le plus grand mal à rejoindre leur destination, la plupart des trains étant retardés, voire tout simplement annulés à cause des pluies diluviennes. En cause notamment, plusieurs coulées de boue sur les rails du TGV dans l'Hérault, qui ont totalement interrompu la circulation des trains dans la région. Selon la SNCF, ce sont ainsi plusieurs milliers de voyageurs qui ont dû être pris en charge, le temps que la circulation soit rétablie.

Un premier TGV a été contraint de s'arrêter devant une coulée de boue en début d'après-midi, à proximité de la ville de Lunel, dans l'Hérault. Mais alors que les travaux pour libérer une voie avançaient, une seconde coulée de boue a définitivement douché les espoirs de ceux qui espéraient rallier leur destination dans la soirée. "Depuis 18 h 45, l'ensemble des trains devant partir de Paris ou de Lyon en direction du Languedoc-Roussillon ont dû être supprimés. On invite nos clients à reporter leur voyage", prévenait dans la soirée un porte-parole de la SNCF.

Contraints de dormir dans des gymnases et des trains

En fin de soirée, quelques TGV à destination de Lyon, Paris, Toulouse et Perpignan ont pu reprendre la route. Mais pour la plupart des voyageurs, il a fallu improviser pour trouver une forme d'hébergement. Certains ont pu passer la nuit dans leur train, d'autres ont été redirigés vers des gymnases à Nîmes et Montpellier. D'autres, enfin, n'ont pas eu d'autre choix que de s'installer dans le hall de la gare en attendant de connaître leur sort, où la Croix-Rouge fournissait de l'eau et des boissons chaudes à ces "naufragés du rail".

Maurane, 18 ans, assise à même le sol dans le hall de la gare, raconte sa galère : "Pour l'instant il n'y a pas de train et pas de bus de substitution", explique la jeune femme, précisant "avoir attendu deux heures à bord d'un train, avant d'apprendre que la circulation était coupée jusqu'à lundi matin". Thomas,  23 ans, assis à côté, regrette lui le manque de plateaux repas : "J'ai très faim, mais il n'y en a que très peu proposés par la SNCF et la Croix Rouge ne sert que de l'eau ou des boissons chaudes", se plaint-il.

Lundi matin, la SNCF assure que la circulation en région Languedoc-Roussillon est "quasi-normale". "Le trafic a repris progressivement et sera quasi-normal lundi matin et normal pour le reste de la journée", explique un porte-parole de l'entreprise ferroviaire. Toutefois, relève le quotidien local L'Indépendant , la circulation reste perturbée entre Narbonne et Nîmes.

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