SNCF : les billets de TER désormais valables une semaine au lieu de deux mois

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TRANSPORTS - La durée de validité des billets des TER et Intercités passera, à partir de mardi, de 61 à sept jours. Cette mesure vise à réduire les fraudes qui couteraient à la SNCF environ 300 millions d'euros par an.

Une nouvelle qui fait grincer les dents des usagers. A partir de mardi, la durée de validité des billets TER et Intercités passera de 61 à sept jours. Elle sera réduite à une seule journée seulement dans des régions comme la Champagne-Ardenne, le Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte d'Azur. Une décision fixée le 26 août par la SCNF et qui vise principalement à réduire le taux de fraude qui coûterait chaque année à la société environ 300 millions d'euros.

La SNCF assure que, pour la plupart des usagers, cette mesure n'aura aucun impact. "En effet, 80% des clients concernés achètent leur billet moins d'une semaine avant leur voyage, dont 55% le jour même". La société cherche à enrayer la fraude venue d'usagers profitant du fait que la période de validité du ticket soit longue pour prendre le train sans composter leur titre de transport. Et ne le faire qu'en cas de contrôle.

Plus de contrôleurs

Des arguments balayés par les associations de défense des usagers qui y voient une contrainte de plus à la liberté de ces derniers. Pour Jean-Claude Delarue, président de SOS Usagers, "seuls les usagers de bonne foi vont pâtir de cette décision". "La SNCF réduit le nombre de contrôleurs, explique t-il à metronews, et réalise ensuite qu'il y a des fraudes. La SNCF a aggravé elle-même le problème !".

Cette mesure, déjà évoquée par la SNCF en avril dernier, fait partie d'un plan plus large nommé "TER 2020 vers un nouvel équilibre" qui vise à réduire de 35% la fraude d'ici à 2020. A cette mesure devraient donc s'ajouter "la mise en place de règles de régularisation à bord plus dissuasives, avait précisé la SNCF dans un communiqué, des contrôles mieux ciblés à différentes étapes du voyage, un travail avec l’Etat pour améliorer le taux de recouvrement des PV qui est actuellement de 11,6% ou encore le développement de l’usage de nouvelles technologies tant pour l’achat des titres de transport que pour le contrôle".

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