Paris-Bordeaux en 2h et Paris-Rennes en 1h25 : on a refait la carte de France en fonction du temps passé dans le TGV

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GRANDE VITESSE – L'Hexagone mesure près de 1000 kilomètres du Nord au Sud et de l'Ouest à l'Est. Mais si l'on oublie un instant les distances pour se concentrer sur les temps de trajet entre deux villes en TGV, à quoi ressemblerait la carte de France ? On a fait l'exercice.

Les villes françaises ne sont pas toutes logées à la même enseigne. En matière de train, et plus particulièrement de temps de trajet depuis Paris, les cités de l’Hexagone connaissent en effet d’importantes disparités. Si certaines, comme Rennes ou Bordeaux, un peu délaissées jusque-là, vont voir leur durée les séparant de la capitale être considérablement réduite dès ce dimanche 2 juillet (2h04 au lieu de 3h11, au mieux, pour le chef-lieu de la Gironde ; 1h25 au lieu de 2h04 pour celui d’Ille-et-Vilaine), d’autres, à l’instar de Toulouse, Biarritz, Brive-la-Gaillarde, Caen, Le Havre ou Nice, sont encore loin de la panacée. 


Comme le montre notre carte anamorphique de la France (voir ci-dessous), le sud-ouest, la Normandie ou la Côte d’Azur se retrouvent ainsi bien plus "éloignées" de Paris que d’autres villes desservies, totalement ou partiellement, par des lignes à grande vitesse (LGV). De Reims à Strasbourg, en passant par Metz ou Nancy, l’Est du pays est à l’inverse plutôt avantagé avec des temps de trajet n’excédant pas les 2 heures. Même chose pour Lille (59 minutes), Lyon (1h57) ou Marseille (3h10), trois communes bénéficiant à plein de la rapidité du TGV depuis plusieurs années déjà.

Après transformation, le célèbre Hexagone n'en est plus un...

La faute à un manque d’investissement ? À un défaut de rentabilité ? "Globalement, le TGV ne perd pas d'argent. Il n'en gagne pas assez, mais il n'en perd pas", expliquait récemment Antoine de Rocquigny, directeur finances, stratégie et juridique de Voyages SNCF. De fait, deux tiers des dessertes TGV sont déficitaires. Loin des rentables Paris-Lyon, première LGV mise en service en 1981, Lille-Lyon, ou encore Paris-Metz-Luxembourg, les Strasbourg-Nantes, Paris-Reims, ou Paris-Côte d'Azur, entre autres, perdent de l'argent. En octobre 2014, la Cour des comptes relevait d'ailleurs que "la rentabilité des lignes diminue au fil de nouveaux projets de plus en plus coûteux". Pas sûr, donc, que les villes françaises soient prochainement logées à la même enseigne.

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