SONDAGE EXCLUSIF - La leçon d'optimisme des jeunes à leurs aînés

SONDAGE EXCLUSIF - La leçon d'optimisme des jeunes à leurs aînés
SOCIÉTÉ

AVENIR RADIEUX - Selon notre enquête Ifop-Fiducial pour metronews et LCI auprès des 18-25 ans, cette génération témoigne, à l'heure de "Nuit Debout", d'un optimisme qui tranche radicalement avec la déprime ambiante. Cette jeunesse se montre aussi capable de se projeter dans l'avenir.

L'esprit "Nuit Debout" souffle-t-il sur les jeunes Français ? Alors que ce mouvement, parti de la contestation de la loi Travail, fait des émules dans le pays, notre sondage Ifop-Fiducial pour metronews et LCI nous livre un portrait de cette jeunesse à mille lieues du pessimisme ambiant.

D'après l'enquête, les 18-25 ans sont beaucoup plus nombreux que leurs aînés à voir l'avenir en rose. Ainsi, 64% de cette classe d'âge se dit optimiste (dont 10% "très optimiste"), contre seulement 42% pour l'ensemble de la population française de plus de 18 ans. "A rebours du discours ambiant, cette une génération n'est pas si mal que ça dans sa peau. Elle est prête à se projeter et à s'engager", observe Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop.

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Et dans dix ans ?

Certes, leurs préoccupations collent à celle des plus vieux. La sécurité et le terrorisme arrivent en tête (33%), devant le chômage (32%), reléguant nettement la question du pouvoir d'achat (14%) et plus encore celle du réchauffement climatique (11 %).

Mais si l'on demande à cette jeunesse de se projeter dans dix ans, c'est tout sauf le néant. Près de trois quarts d'entre eux s'imaginent travailler alors dans une entreprise privée, même si 44% se voient aussi dans la fonction publique. Ils s'imaginent voyageurs : 47% de ces 18-25 ans pensent travailler alors à l'étranger. Près de 4 sur 10 pensent qu'ils auront créé leur entreprise.

Si un tiers se voit toujours à la recherche d'un emploi dans dix ans - spectre du chômage oblige -, 24% des sondés (tout de même) se rêvent… millionnaires, comme les y encourage Emmanuel Macron, le ministre de l'Economie. "On n'est pas dans le pessimisme paralysant que l'on peut retrouver chez les 25-34 ans, qui rencontrent les difficultés d'insertion professionnelle", explique Frédéric Dabi. Voilà en tout cas une bouffée d'oxygène pour tout le monde.

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