Sondage : le pessimisme règne en France

Sondage : le pessimisme règne en France

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OPINION - Ce n'est pas une révélation : dans l'absolu les Français ne brillent pas par leur optimisme. Et d'après le dernier sondage sur le sujet, la déprime aurait encore gagné du terrain.

Vous êtes Français, vous n'avez pas la grande forme ? He bien dites-vous que vous n'êtes pas le seul. Selon la dernière enquête d'opinion de l'Ifop réalisée fin décembre pour Ouest France, à peine 30% des personnes interrogées se disaient alors confiantes en l'avenir, un triste record.

La droite et les plus pauvres particulièrement inquiets

Sur le front de l'économie, de l'emploi, la situation du pays n'était guère plus reluisante ni d'ailleurs pire en août dernier, pourtant ils étaient 14% de plus à voir les jours prochains moins moroses. A titre de comparaison, en janvier 2013, 49% des sondés y croyaient. D'après ce baromètre régulier, vieux d'une vingtaine d'années, il faut remonter au mois d'août 2005 pour trouver un tel degré de pessimisme, particulièrement marqué chez les plus âgés et les plus vulnérables. Ainsi, 76% des retraités, 72% des habitants de communes rurales et 70% des ouvriers se disent aujourd'hui pessimistes.

Politiquement, hormis les sympathisants déclarés du PS qui font de la résistance (54% d'optimistes), l'opinion s'inquiète d'un bord à l'autre de l'échiquier politique, en particulier à droite : UDI (83% de pessimistes), UMP (82%), FN (77%). Géographiquement, on reste apparemment plus serein en région parisienne (42% d'optimistes) qu'en province. Sociologiquement, l'optimisme est surtout de mise auprès des cadres supérieurs et des professions libérales (37%).

Et avec ça, on va où ?

Pas de quoi ouvrir des perspectives politiques au gouvernement PS-EELV. Soit dit en passant, 41% des sympathisants écologistes se déclarent confiants alors que l'électorat dans son ensemble ne croit pas en la majorité actuelle pour protéger l'environnement. Quoi qu'il en soit, à l'approche des élections municipales puis européennes, l'Ifop note que "dans ce contexte très dégradé, la confiance dans le gouvernement se situe assez logiquement à un très faible niveau".

Les enjeux sont connus, mais seuls 13% des sondés pensent que le gouvernement saura faire progresser le pouvoir d'achat et 20% croient en son action sur le front du chômage. C'est bien peu... Comparé au bilan de la précédente majorité, il n'est que deux domaines où Jean-Marc Ayrault et son équipe apparaissent plus convaincants que celle de François FIllon : l'intégration des personnes issues de l'immigration (39%) et la lutte contre la pauvreté (27%). Pour le reste, par exemple l'insécurité, alors que le ministre de l'Intérieur Manuel Valls semble très apprécié, le taux de confiance d'une année sur l'autre est en recul net, de 49 à 38%.

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