Sondage LCI : 59 % des Français font confiance à la police pour verbaliser le harcèlement de rue contre les femmes

Sondage LCI : 59 % des Français font confiance à la police pour verbaliser le harcèlement de rue contre les femmes

SONDAGE - Selon un sondage OpinionWay pour Tilder-LCI, 59% des sondés pensent que confier une verbalisation du harcèlement à la police sera efficace. Parmi ces optimistes, il y a surtout les femmes de moins de 35 ans.

C'est la grande question du moment. Faut-il verbaliser le harcèlement de rue, principalement dirigé vers les femmes ? Un sondage OpinionWay pour Tilder-LCI, réalisé sur un échantillon de 1002 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, entre les 18 et 19 octobre, avance des chiffres intéressants.


A la question de savoir si la personne pense que confier à la police le soin de verbaliser les comportements de harcèlement envers les femmes permettra de lutter contre ces comportements, la majorité des sondés - à 59% - répondent oui, contre 41% qui apportent une réponse négative.

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Schiappa annonce un projet de loi

Dans ce sondage, ce qui est intéressant, c'est le profil des personnes qui se montrent le plus convaincu cette mesure de verbalisation du harcèlement de rue proposée par la secrétaire d'Etat chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes, Marlène Schiappa. Parmi les personnes sondées qui se disent favorables, 62% sont des femmes. Parmi les hommes, 56% voient la réforme d'un bon œil et pensent qu'elle sera efficace. 

Jeunes... et macronistes

Autre particularité de ce sondage : l'âge des sondés plaçant de l'espoir dans une verbalisation par la police du harcèlement de rue : ils sont 68% à avoir moins de 35 ans, le pourcentage de personnes opposées à la mesure augmentant avec l'âge. Enfin, il est à noter que c'est surtout dans les catégories socio-professionnelles les plus favorisées que l'on voit d'un bon œil la proposition de Marlène Schiappa (63%). 

Intéressant mais peu étonnant, étant donné que le projet de loi provient du gouvernement, le sondage démontre que les partisants de la mesure sont dans leur majorité des macronistes. Ceux qui se montrent le plus convaincu ont voté à 69% pour Emmanuel Macron, dès le premier tour de l'élection présidentielle. Les électeurs de Marine Le Pen sont ceux qui se montrent le plus sceptiques : ils sont 49% à ne pas approuver du tout la future verbalisation du harcèlement. 

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