Souad Merah serait bien partie en Syrie, selon Bernard Cazeneuve

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JIHAD – La sœur de Mohammed Merah, Souad Merah, a disparu de Toulouse avec ses quatre enfants depuis plusieurs jours. Pour le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve, il y a une "forte présomption" qu'elle soit partie en Syrie.

Sa mère assure qu'elle est partie "se reposer en Tunisie" avec son compagnon. Mais d'après le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, il y a de "fortes présomptions" pour que Souad Merah, la sœur de Mohammed Merah, ait rejoint la Syrie pour y mener le jihad. Interrogé ce vendredi matin sur Europe 1 à propose de la disparition de la jeune femme de 35 ans et de ses quatre enfants, domiciliés à Toulouse, le ministre de l'Intérieur a en effet affirmé que "Souad Merah a pris un avion le 9 mai Barcelone-Istanbul", puis dans la foulée un vol Istanbul-Gaziantep, une ville du sud-est de la Turquie, au nord de la frontière syrienne. "Il y a une forte présomption de sa présence en Syrie", là où se trouve son compagnon depuis quelques semaines, a conclut le ministre.

Les autorités ont perdu la trace de Souad Merah depuis plusieurs jours. Jeudi, la section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire. Une opération policière a également été menée à son domicile toulousain.

"Il faut faire évoluer la loi"

Comment cette jeune femme, dans le "viseur" du renseignement français, a-t-elle pu échapper à la vigilance policière ? "Il y a un problème juridique", a justifié le ministre : si une personne n'est pas sous contrôle judiciaire ou ne fait pas l'objet d'une procédure judiciaire en France , "on ne peut l'empêcher de partir". Et en l'occurrence, il n'y avait "aucune charge retenue" contre Souad Merah, qui avait notamment été placée en garde à vue par la police dans le cadre de l'enquête sur les meurtres de son frère Mohamed.

"C'est la raison pour laquelle dans le plan" anti-jihad lancé en avril par le gouvernement , il y a des "dispositions" destinées à parer ces départs, a assuré Bernard Cazeneuve. "Quand il y a un risque, il faut faire évoluer la loi", a-t-il poursuivi, le plan "permettra d'empêcher" de tels départs en Syrie pour y mener le jihad. 

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