Affaire Streeteo : la mairie de Paris va rembourser près de 5000 amendes illégales

Affaire Streeteo : la mairie de Paris va rembourser près de 5000 amendes illégales

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PARCMÈTRES - Alors que Streeteo, le prestataire chargé de contrôler le stationnement à Paris, a été épinglé pour des pratiques illégales, la mairie s’est engagée à rembourser les amendes indûment établies. Une plateforme va être mise place afin que les automobilistes puissent vérifier s’ils font partie des quelque 5000 concernés.

Après avoir engrangé une volée de critiques, la Ville va devoir passer à la caisse. La mairie de Paris a annoncé mardi soir qu’elle allait rembourser les amendes (désormais appelées "forfait de post-stationnement", ou FPS) établies illégalement par Streeteo, l’un des deux prestataires privés auxquels elle a confié le contrôle du stationnement parisien. Des PV illégaux dont le nombre "est estimé à près de 5000", indique la municipalité dans un communiqué.


Ces amendes controversées avaient été établies par des agents non-assermentés. Streeteo "nous a fourni des explications", fait savoir la Ville, qui précise que les irrégularités concernent "moins de 1% des FPS apposés". A la mi-avril, une plateforme sera mise en ligne afin de "permettre à chacun de pouvoir vérifier s'il fait partie des 5000 qui seront remboursés".

"Des explications difficiles à gober"

Streeteo a plusieurs fois défrayé la chronique après les révélations de contrôles fictifs et d’amendes illégales. Une enquête préliminaire a été ouverte fin mars par le parquet de Paris pour faux et escroquerie et la Ville a déposé plainte pour faux, usage de faux et escroquerie. 500.000 euros de pénalités ont par ailleurs été infligés à la filiale du groupe Indigo (anciennement Vinci Park).

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ENQUETE - Réforme des PV de stationnement : des couacs en série

Le nouveau directeur général adjoint de Streeteo, Romain Menut, s’est également expliqué devant les élus parisiens mardi et a reconnu "des erreurs inexcusables" commises par l’entreprise, rapporte Le Monde. Sans forcément convaincre : "On a eu des explications simplistes, voire difficiles à gober sur des 'erreurs de gestion de données'", a déclaré à l’AFP Eric Azière, président du groupe UDI-Modem au Conseil de Paris, qui demande toujours "la résiliation du contrat" avec Streeteo.

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