Strasbourg : une assistante maternelle accusée d'avoir tué un bébé

Strasbourg : une assistante maternelle accusée d'avoir tué un bébé

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FAITDIVERS - Une nourrice est soupçonnée d'avoir tué une fillette de six mois dont elle avait la garde dans un village du nord-ouest de Strasbourg. Elle a été mise en examen et écrouée vendredi.

Les faits sont sordides. Une assistante maternelle est soupçonnée d'avoir fracassé le crâne du bébé de six mois parce qu'il pleurait trop, selon une source proche de l'enquête. Cette nourrice agréée de 32 ans a été mise en examen et écrouée, selon des sources concordantes.

Les faits se sont produits lundi matin au domicile de la jeune femme qui avait la garde de l'enfant dans un village du nord-ouest de Strasbourg. Elle aurait tenté de faire cesser les hurlements de la fillette de six mois en lui changeant sa couche, mais, n'y parvenant pas, cette femme a saisi l'enfant par le torse avant de la reposer violemment sur le carrelage de sa salle de bains. Le bébé aurait fermé les yeux et la nourrice tenté des manœuvres de réanimation jusqu'à l'arrivée d'une mère, qui venait déposer son enfant.

La fillette décédée de ses blessures

A la demande de cette femme, qui semblait désemparée, la maman aurait alors prévenu les secours, qui ont rapidement évacué l'enfant au CHU de Strasbourg-Hautepierre où la fillette est décédée le lendemain, succombant à ses blessures. C’est le Samu qui a prévenu les gendarmes en raison de "suspicions de maltraitance", a souligné une source proche du dossier.

Interpellée par les gendarmes, la jeune femme, placée en garde à vue, a d'abord affirmé qu'il s'agissait d'un accident, mais une autopsie du corps et une radio du crâne ont permis d'écarter cette thèse. Elle a finalement reconnu les faits et expliqué aux enquêteurs avoir agi sous l'effet de la "fatigue" et du "stress", a-t-on indiqué de même source.

Une nourrice pourtant agrée

Entendue par un juge d'instruction, la nourrice, mariée et mère de deux enfants, a été mise en examen mercredi pour violence volontaire ayant entraîné la mort sans intention de la donner, selon une source proche du dossier. Le parquet de Strasbourg a confirmé la mise en examen et le placement sous écrou de l'assistante maternelle, mais a refusé de confirmer toute autre information, y compris le chef de mise en examen.

Selon le Conseil général du Bas-Rhin, le département lui avait délivré cet agrément il y a quelques années. "Un tel agrément est délivré à la suite d'une évaluation" qui porte notamment sur des critères éducatifs, psychologiques et d'organisation, a rappelé Lucie Moreau, directrice de l'enfance et de la famille au Conseil général du Bas-Rhin. Comme toutes les assistantes maternelles, elle était suivie par une puéricultrice de secteur, sous la responsabilité d'un médecin de la Protection maternelle et infantile (PMI).

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