Surpopulation carcérale : Valls et Urvoas présenteront un plan "à l'automne"

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PRISONS - Le Premier ministre Manuel Valls et le ministre de la Justice Jean-Jacques Urvoas ont annoncé, à l'issue de leur visite de la maison d'arrêt de Nîmes, l'une des plus peuplées de France, que des "pistes seront présentées à l'automne" pour lutter contre la surpopulation carcérale.

Un "plan concret, précis et financé" pour désengorger les prison. A l'issue de leur visite de la maison d'arrêt de Nîmes (Gard), l'une des plus peuplées de France, le Premier ministre Manuel Valls et son garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas, ont annoncé ce lundi que des "pistes seront présentées à l'automne" pour tenter d'enrayer ce phénomène, qui atteint des niveaux historiques. Dans leur besace également, le "réaménagement de plusieurs parcs pénitentiaires", dont celui de la Santé à Paris. 

Au sujet de la prison de Nîmes, qui enregistre un taux d'occupation de 207% - soit 395 détenus pour seulement 192 places - Manuel Valls a précisé avoir commandé "des études sur une extension" de l'établissement. 

Jamais les prisons n'ont été aussi peuplées

Les prisons françaises débordent, avec 69.375 personnes incarcérées au 1er juillet, selon des données publiées à la fin de juillet par le ministère de la justice. Un record historique, alors que la capacité des établissements pénitentiaires est à ce jour de 58 311 places.

Plus de 15.000 détenus hébergés dans des cellules trop petites, dont 1648 dorment sur un matelas à même le sol - soit 68% de plus que l'an dernier. En cause : les magistrats placent plus souvent les suspects en détention provisoire et hésitent à effectuer des remises en liberté ou des aménagements de peine pour les personnes condamnées.

Bâtir de nouvelles prisons, la piste du gouvernement

Le gouvernement veut construire de nouvelles prisons, mais la solution est coûteuse et n'a pas d'effets immédiats. En attendant, le ministre de la Justice veut inciter les juges à choisir des alternatives à l'incarcération. Reste que le climat sécuritaire actuel, avec la vague d'attentats que traverse la France, n'y contribue guère.

Quels sont les autres leviers pour mieux répartir les détenus ? Dans la région toulousaine, dont dépend la maison d'arrêt de Nîmes, il y a deux cent places qui restent vacantes. La contrôleure générale des prisons, Adeline Hazan, préconise la mise en place d'un numerus clausus pour chaque établissement.

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