Suspension des allocations pour absentéisme scolaire : le gouvernement s'oppose au Sénat

Une cellule d'écoute va être mis en place auprès des élèves du Lycée Cognacq Jay d'Argenteuil après le décès d'une adolescente.

PARLEMENT - La suppression des allocations familiales pour lutter contre l'absentéisme scolaire, votée par le Sénat, "n'est pas la position du gouvernement", a déclaré vendredi Gabriel Attal.

Quand le gouvernement et le Sénat ne sont pas sur la même longueur d'onde. Gabriel Attal a renvoyé dans ses cordes ce vendredi la majorité de la chambre haute, favorable à une suppression des allocations familiales pour lutter contre l'absentéisme scolaire. 

"Ce n’est pas la position du gouvernement. Il y a un enjeu de responsabilisation des familles évidemment mais je ne crois pas du tout à cette piste-là", a déclaré le porte-parole du gouvernement sur franceinfo. Et Gabriel Attal d'ajouter : "Quand vous avez une mère célibataire qui se lève à 5 heures du matin pour aller travailler et faire des ménages, qui a deux fils dont un (…) ne va plus à l'école, vous pouvez vous faire plaisir en disant 'on va lui supprimer ses allocations familiales' mais je ne suis pas sûr que ça règle le problème d'ajouter de la misère à la misère".

Un procédure "proportionnée et graduée"

Gabriel Attal l'assure : "il y a d'autres voies". "Il faut toujours travailler à une responsabilisation des familles et il y a des contrats de responsabilisation qui existent, il y a un travail qui existe avec l'éducation nationale et les collectivités locales, mais cette solution-là n'est pas une solution qui est soutenue par le gouvernement", a-t-il développé.

Pour lutter contre l'absentéisme scolaire, la chambre haute a rétabli lundi la possibilité de suspendre les allocations familiales et de rentrée scolaire, selon une procédure "proportionnée et graduée", "privilégiant le dialogue". L'amendement porté par Jacqueline Deromedi et signé par de nombreux sénateurs LR, dont leur chef de file Bruno Retailleau, a été voté par 210 voix pour et 125 voix contre le 7 avril dernier. Objectif affiché : rétablir la possibilité de suspendre les allocations familiales et de rentrée scolaire, selon une procédure "proportionnée et graduée", "privilégiant le dialogue". Il s'agit pour Jacques Grosperrin (LR) de donner "un signal fort". "Le premier respect des principes de la République c'est d'aller à l'école de la République", a-t-il souligné.

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Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer ne s'y était pas spécifiquement opposé mais s'en était remis à la "sagesse" de la haute assemblée. "Pour ma part, j'ai tendance à penser qu'il nous incombe d'appliquer le droit existant", avait déclaré Jean-Michel Blanquer disant comprendre "l'intention". "Il y a un point que je partage, c'est le respect de l'obligation scolaire".

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