Symbole de la culture à la suédoise, Ikea porte à 5 semaines la durée des congés paternité pour ses salariés français

Symbole de la culture à la suédoise, Ikea porte à 5 semaines la durée des congés paternité pour ses salariés français

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FAMILLES - Le géant suédois a annoncé qu’en France, le congé paternité allait être porté à 5 semaines. Soit la somme des 11 jours légaux auxquels s’ajoutent les 14 jours calendaires supplémentaires prévus par Ikea.

Une petite révolution pour les salariés d’Ikea France. Une révolution... à la suédoise. Le 10 janvier dernier, le groupe d’Europe du Nord a annoncé qu’il portait à 5 semaines la durée des congés liés à l’arrivée d’un enfant, pour toutes les familles. Un nouvel accord d’entreprise qui vise en effet à améliorer l’égalité professionnelle, allonge en effet le congé paternité et d’accueil de l’enfant de 14 jours supplémentaires.

Un nouvel accord d’entreprise qui vise en effet à améliorer l’égalité professionnelle, allonge en effet le congé paternité et d’accueil de l’enfant de 14 jours supplémentaires. Le congé paternité se compose en effet des 11 jours légaux auxquels s’ajoutent les 14 jours calendaires supplémentaires prévus par Ikea. Ce congé peut être pris en une ou plusieurs fois jusqu’aux 2 ans de l’enfant. Ce qui fait que le ou la conjointe peut ainsi bénéficier d’un congé de paternité et d’accueil de l’enfant de 5 semaines au total.


Le groupe suédois indique ainsi, dans un communiqué, vouloir "créer  un environnement de travail favorable à la parité, respectueux des différences, dans lequel les collaboratrices et collaborateurs se sentent accueillis, soutenus et respecté". L’enseigne, qui rappelle qu’elle cultive une "culture d’entreprise suédoise" indique qu’elle "reconnaît aussi bien la place de la mère que du père dans l'accueil et l'éducation des enfants". 

Affaire en cours

Un beau geste, vis-à-vis des salariés, alors qu'Ikea France est empêtré, dans un tout autre dossier, dans une affaire judiciaire : le 11 janvier dernier, le parquet de Versailles a ainsi requis le renvoi en correctionnelle du géant suédois, accusé de s'être illégalement renseigné sur certains de ses salariés avec la complicité de policiers. Une action en justice qui fait suite à des révélations en 2012, du Canard enchaîné, selon qui la direction de l'entreprise aurait mis en place un système structuré de surveillance de certains salariés, notamment ceux à l'activité syndicale jugée embarrassante. 


L'enseigne est notamment soupçonnée d'avoir passé un "contrat" avec des policiers ayant accès au "STIC", vaste fichier policier répertoriant les auteurs et victimes d'infractions, afin qu'ils leur transmettent des données confidentielles. Les syndicats accusent également la direction d'Ikea France d'avoir recruté des "implants", des comédiens dont la seule mission était d'espionner leurs collègues et de rédiger des rapports. Dans la foulée des premières révélations, Ikea avait annoncé des mesures éthiques visant à redorer le blason de l'entreprise, qui compte en France 33 magasins et 10.000 salariés, et à tirer les leçons de ce scandale.

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