Tablettes et smartphones : les gendarmes bientôt très connectés lors des patrouilles

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GENDARMERIE 3.0 - En juin prochain, les gendarmes seront équipés de tablettes et smartphones pour leurs patrouilles. Cette révolution numérique coûte cher, mais elle devrait faire gagner les forces de l'ordre en rapidité et en efficacité lors des contrôles, notamment routiers.

Adieu la traditionnelle radio qui accompagnait jusqu’à présent tout gendarme et lui permettait de vérifier l’identité des automobilistes sur le bord de la route. Dès le mois de juin,  chacun sera équipé d’une tablette incollable sur le profil du conducteur contrôlé.  Pour cela, il suffira de scanner le permis de conduire pour que les données apparaissent en quelques secondes.


Ce dispositif, appelé NéOGEND, était testé depuis 2 ans dans plusieurs régions. Sa généralisation prochaine à l’ensemble des 60.000 gendarmes qui patrouillent devrait changer le quotidien des équipes, estime Philippe Lacoste, lieutenant de la brigade de Nozay (Essonne). "Grâce à ce dispositif, on a multiplié par 10, voire par 15 le nombre de contrôles quotidiens" explique-t-il à TF1.

Les multiples avantages de NéOGEND

Cette entrée dans le numérique coûte cher : 13 millions d’euros. Mais l’investissement comporte de multiples avantages. Car outre retrouver en quelques clics les infractions les plus anciennes de l’automobiliste, les gendarmes pourront aussi accéder à l'ensemble des fichiers Schengen et des délinquants les plus recherchés. Véritables bureaux embarqués, les tablettes devraient aussi faciliter l'organisation "des rondes" et ainsi renforcer le travail de terrain. 


A terme, le dispositif sera aussi capable de prévoir les zones à riques pour certains délits. Et donc de mieux répartir les patrouilles en France. 

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