Tahiti : il ne reste que 14 % de batterie à une opérée du coeur

Tahiti : il ne reste que 14 % de batterie à une opérée du coeur

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DANS LE ROUGE – Une retraitée de 75 ans n'a plus que 14 % dans la batterie de son stimulateur cardiaque. Mis en place dans les années 90, le dispositif n'est plus fabriqué aujourd'hui. Le corps médical tente de trouver une solution.

La batterie du stimulateur de son cœur est bientôt à plat, et la recharger s’avère plus compliqué que prévu. À Tahiti, une retraitée de 75 ans, parmi les premières à bénéficier d’une chirurgie cardiaque dans les années 90, vit suspendue aux 14 % restant de la batterie de son stimulateur dont le dispositif n'est plus fabriqué. Et trouver une solution vire au casse-tête, raconte la Dépêche de Tahiti qui rapporte l’information.

"En juin dernier, les cardiologues du Taaone, l'hôpital de Tahiti, m’ont dit que mon appareil ne disposait plus que de 14 % de durée de vie", explique la retraitée, qui a souhaité conserver l’anonymat. "La médecine cardiaque a tellement évolué que ce genre de matériel ne se fait plus. Ma pile n’est même plus fabriquée, car je suis la dernière personne au monde à vivre avec ce genre d’appareil. Alors j’attends."

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Le corps médical planche sur une solution

Comme le souligne le quotidien local, le cas de la septuagénaire est un cas d’école. Victime d’un infarctus du myocarde en 1992, alors qu’elle habitait Bordeaux, elle bénéficie d'une chirurgie nouvelle. Lors de l'intervention, des électrodes sont connectées à un cardiomyo-stimulateur. "Cela ressemble à un boîtier de chargeur de pile", explique un cardiologue à l’AFP. D’autres patients bénéficieront, comme elle, de cette technologie mais elle est la seule à avoir vécu aussi longtemps avec.

Aujourd’hui, la retraitée doit donc faire face à l’obsolescence de son stimulateur. "[Cette] technique n’est plus utilisée. [En 2015], on poserait un pacemaker classique", explique le cardiologue qui se veut toutefois rassurant : "La vie de la patiente n’est pas liée à l’appareil. Ce dernier est fait pour aider le cœur à mieux fonctionner, mais sa vie n’est pas en danger", estime-t-il. À Tahiti, les médecins essayent de trouver une solution qui se solderait par une nouvelle pile ou un autre dispositif.

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