Tarifs EDF : toutes les subtilités du nouveau mode de calcul

SOCIÉTÉ

ENERGIE – La nouvelle méthode de calcul publiée mercredi devrait limiter la hausse des prix.

Les particuliers vont pouvoir respirer. La hausse du tarif réglementé de l'électricité pourrait être plus limitée que prévu. La nouvelle formule, publiée mercredi au Journal Officiel, prévoit en effet de revoir de fond en comble la façon dont sont calculés les prix. Avec, à la clé, une réévaluation très inférieure aux 6,7 % annoncés il y a quelques mois.

La nouvelle règle détermine le niveau de l'augmentation selon la méthode dite de "l'empilement", c'est-à-dire que le tarif est évalué en additionnant les coûts de chaque partie de la filière. On superpose ainsi le coût de production de l'électricité nucléaire, le complément à la fourniture d'électricité, les coûts d'acheminement et une rémunération pour EDF, alors qu'auparavant, le régulateur se contentait de regarder les comptes de l'entreprise.

Une hausse de 2,5 % ?

Concrètement, selon la Commission de régulation de l'énergie (CRE), l'application de cette méthode entraînera une hausse minimum de 1,6 %, à laquelle pourrait s'ajouter un rattrapage tarifaire. Le chiffre définitif n'est pas encore connu, mais, de source proche du dossier, on parle de 2,5 %, qui pourraient être appliqués dès le 1er novembre. Bien loin des 6,7 % qui auraient dû être appliqués avec l'ancienne méthode.

Reste à savoir quel sera l'impact pour EDF. Les hausses massives envisagées l'an dernier (on parlait alors de 5 % par an pendant trois ans) devaient en effet servir à l'opérateur à financer le réseau, notamment l'entretien du parc nucléaire et le développement des énergies renouvelables. Les comptes de l'électricien pourraient donc faire les frais des nouvelles règles.

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