"Taxe halal", renforcer l'arabe à l'école : les mesures de l'Institut Montaigne contre l'islamisme

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RELIGION - L’Institut Montagne a dévoilé ses propositions pour réformer l’Islam de France. Lequel serait de plus en plus sous l’influence du fondamentalisme, selon le groupe de réflexion. "Il faut donner du prestige" à l'enseignement de l'arabe, a notamment réagi le ministre de l'Education nationale Jean-Michel Blanquer ce lundi matin.

Le rapport va arriver sur la table d’Emmanuel Macron. Son objectif ? Enrayer la progression du fondamentalisme chez les musulmans de France. Et pour ce faire, l’Institut Montaigne a des idées qui risquent de faire débat. Première étape pour le groupe de réflexion : créer une Association musulmane pour l'islam de France (Amif).


Invité de RTL dimanche, Hakim El Karoui, qui a écrit le rapport, détaille : "L'idée c'est de créer une organisation neutre, indépendante des pays  d'origine, indépendante de ceux qui tiennent aujourd'hui les mosquées, pour  prélever une toute petite somme d'argent sur chaque acte de consommation et  réinvestir cette somme d'argent dans le travail théologique, parce que c'est la  mère de toutes les batailles". 

Rendre un "service utile aux fidèles"

Avec une telle institution, une "taxe halal" pourrait notamment être mise en place dans l’optique de financer l’islam de France. "Il n'y a  pas de taxe halal au sens où il y aurait un impôt prélevé par l'Etat", a rappelé le consultant, faisant le parallèle avec la "taxe de cacherout". Chapeautée par les rabbinats, cette dernière permet de certifier aux fidèles le "caractère" casher d'une denrée. 


En outre, la future Amif pourrait investir "dans la formation de cadres religieux, la construction pourquoi pas de certaines mosquées". De quoi permettre de rendre un "service utile aux fidèles" en organisant au mieux des flux financiers jugés souvent "opaques" par les musulmans. 

Blanquer souhaite donner du prestige à l'apprentissage de l'arabe

Enfin, le rapport appelle à un renforcement de  l'apprentissage de l'arabe à l'école publique. "Le nombre d'élèves qui apprennent l'arabe au collège et au lycée a été divisé par deux. Il a été multiplié par dix dans les mosquées, il faut savoir ce qu'on veut", s’est-il justifié.  Un message, semble-t-il, entendu par Jean-Michel Blanquer. Interrogé sur ce sujet lundi matin, le ministre de l'Education nationale a indiqué sur BFM TV : "Oui, bien sûr, il faut développer ces langues. Il faut donner du prestige à ces langues",  en évoquant l'arabe mais aussi le chinois ou le russe.  

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