Téléphoner au volant : ce qui est interdit, ce qui est permis

Société
DirectLCI
SÉCURITÉ ROUTIÈRE - Edouard Philippe a annoncé mardi de nouvelles mesures contre l'usage du téléphone au volant, avec la possibilité, dans certains cas, de suspendre le permis de conduire. L'occasion de rappeler la législation actuelle, et ce qui est toléré.

L'usage du téléphone au volant est responsable "d'un accident corporel sur dix" et "multiplie par trois le risque d'accident". C'est le constat dressé mardi par le gouvernement, qui tente d'apporter une réponse à l'évolution des pratiques liées au smartphone, quatorze ans après la première interdiction en France de tenir un portable en conduisant. 


La persistance de cette pratique - près d'un Français sur deux utiliserait son téléphone en conduisant - a incité l'exécutif à resserrer la vis. A partir de 2019, le préfet sera autorisé à suspendre le permis de conduire d'une personne qui aurait commis, en téléphonant, une infraction "menaçant la sécurité d'autrui". Pour appuyer cette décision, Edouard Philippe a pris l'exemple, mardi, d'un conducteur qui omet d'utiliser le clignotant avant de tourner. "Si cette omission se double du téléphone portable en main, elle justifiera la mesure", a indiqué le Premier ministre. 

Dans quels cas est-on déjà sanctionné ?

Depuis 2003, l'arsenal répressif contre l'usage du téléphone n'a cessé de se préciser. A l'amende forfaitaire de 135 euros est venu s'ajouter, en 2012, le retrait de trois points sur le permis de conduire. 

En vidéo

Sécurité routière : 1 Français sur 2 utilise son téléphone au volant

Depuis le 1er juillet 2015, le Code de la route proscrit également le port de l'oreillette, que l'on soit en voiture, à deux-roues ou à vélo. L'interdiction concerne "tout dispositif susceptible d'émettre un son, à l'exception des appareils électroniques correcteurs de surdité". 

Dans quels cas peut-on téléphoner ?

Pour autant, la législation tolère, dans certains cas, la conversation téléphonique en conduisant. Si l'oreillette ou le casque audio, y compris bluetooth, sont interdits, un motocycliste peut en revanche utiliser librement un dispositif intégré au casque...


En outre, un automobiliste peut également continuer de téléphoner lorsque son véhicule bénéficie d'un système intégré le dispensant de l'utilisation du téléphone ou de l'oreillette. Des distinguos qui peuvent poser question. 

De façon générale, la Sécurité routière pointe le danger que représente une conversation téléphonique et l'utilisation d'un smartphone durant la conduite. Elle estime en effet qu'un conducteur qui passe un coup de fil enregistre "30 à 50% d'informations en moins sur la route". En outre, la lecture d'un message multiplierait "au moins par 23" le risque de provoquer un accident. 

Sur le même sujet

Plus d'articles

Lire et commenter