Télétravail, lieu de vie, santé... Quelles conséquences a eu la pandémie sur les Franciliens ?

Télétravail, lieu de vie, santé... Quelles conséquences a eu la pandémie sur les Franciliens ?

ANALYSE - Depuis près de 2 ans, la pandémie de Covid-19 rythme nos quotidiens et casse nos habitudes. Selon une étude de l'Institut Paris Région publiée ce mardi, elle a amené avec elles des bouleversements durables sur la vie des Franciliens.

La pandémie de Covid-19 n'est pas sans effet sur la vie des Franciliens. Au-delà des différents confinements, du port du masque obligatoire ou de l'arrivée du pass sanitaire, la crise sanitaire a amené les habitants de la région parisienne à reconsidérer leurs plans et leurs aspirations. Selon une étude de l'Institut Paris Région publiée ce mardi, ces bouleversements touchent autant à la vie professionnelle qu'à la santé, en passant par le mode de vie.

Le télétravail plébiscité par les Franciliens

Ces changements passent en premier lieu par le travail. Selon ce baromètre annuel sur leurs conditions de vie et aspirations, réalisé du 8 au 28 juillet par Médiamétrie auprès de 4.200 personnes, le recours au télétravail a quasiment doublé en Île-de-France, avec 42% des actifs qui y ont eu recours dans l'année précédente, contre 20% avant la crise. La moyenne de jours télétravaillés par semaine est passée de 1,4 avant la crise à 2,6. 

Seuls 7% des actifs qui avaient déjà recours au télétravail souhaitent en voir sa part diminuer par rapport à son volume d'avant-crise, 40% souhaitant l'augmenter et 53% le maintenir. Les télétravailleurs satisfaits mettent en avant le gain de temps de transport et la moindre fréquentation des transports en commun (91%), la flexibilité dans l'organisation personnelle (87%) et l'efficacité au travail (84%).

Se déplacer et consommer plus durable, une tendance nette

Durant la pandémie, ces déplacements en moins semblent aussi avoir orienté les Franciliens vers une mobilité plus durable. 48% d'entre eux placent en tête des priorités, concernant les déplacements de demain, le développement des transports en commun. 42% se disent aussi prêts à marcher davantage ou à faire plus de vélo pour contribuer à l’amélioration des déplacements.

Et alors que 20% des Franciliens se disent préoccupés par le dérèglement climatique, 51% expliquent même vouloir acheter plus souvent des produits fabriqués en France et 49% consommer de manière plus locale. 53% voudrait aussi acheter moins cher.

Une volonté forte de déménager, mais pas forcément de quitter la région

Les différents confinements, souvent dans des espaces restreints, et la possibilité de télétravailler ont aussi poussé certains Franciliens a rêver d'une vie plus au vert, avec davantage de mètres carrés. Si la grande majorité d'entre eux (84%) considèrent leur quartier comme un lieu de vie agréable, près de 4 actifs sur 10 envisagent de déménager et près de la moitié d'entre eux voudraient le faire dans les 12 prochains mois. En revanche, "seuls 17%" se projettent cependant hors de la région capitale, une proportion plus importante chez les ouvriers (24%) et plus faible chez les retraités (10%).

Le souhait de déménager est justifié de différentes façons, selon les classes d'âges interrogées. 35% des 18-24 ans invoquent des raisons familiales. Les 35-49 ans et les 65-75 ans, eux, invoquent à 41 et 42% la volonté d'améliorer leur cadre de vie.

L'accès au soin, un critère devenu encore plus important qu'avant

L'accès aux services, et notamment de santé, fait également partie des premiers arguments cités chez les 18-24 ans et chez les 65-75 ans. La crise sanitaire a en effet eu un impact certain sur le recours et l’accessibilité aux soins. Ainsi, 36% des Franciliens interrogés disent avoir renoncé, annulé ou reporté des soins, surtout dentaires (47%). Mais aussi des consultations gynécologiques (27%) chez les femmes, de généralistes (26%) et ophtalmologistes (25%).

Les deux principales raisons sont le délai pour obtenir un rendez-vous, en particulier chez les généralistes (31% des motifs de report ou renoncement) ou la crainte d'attraper le Covid-19, plus présente pour les soins de gynécologie (28%) ou dentaires (26%). Un tiers (32%) des habitants de la région française la plus peuplée a eu recours à la téléconsultation au cours des 12 mois précédents et la très grande majorité (91%) en sont satisfaits.

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