Tempêtes : les assureurs mutualistes chiffrent les dégâts à 133 millions d'euros

Tempêtes : les assureurs mutualistes chiffrent les dégâts à 133 millions d'euros

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TEMPETES - Le coût des dégâts engendré par la série de tempêtes hivernales de ces dernières semaines s'annonce élevé, selon la dernière estimation du Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema) qui s'inquiète de la fréquence des catastrophes naturelles.

Alors que le littoral atlantique sort à peine d' une énième tempête hivernal e, le Groupement des entreprises mutuelles d'assurance (Gema) a fourni mardi une première évaluation du coût des violentes intempéries qui ont balayé la côte ouest du pays entre le 23 décembre, date du passage de la tempête Dirk, et le 21 février. Selon le Groupement, qui rassemble 26% des parts de marché de l'assurance dommages (42% sur le seul marché des particuliers), les récentes tempêtes ont coûté 133 millions d’euros.

Les assureurs mutualistes ont enregistré 106.000 déclarations de sinistres, dont 91.000 en habitation et 10.000 en automobile. Le montant des dégâts liés aux seules inondations qui ont touché le département du Var en janvier s'élève à 39 millions d'euros.

Les tarifs d'assurance habitation bientôt revus à la hausse ?

La facture s'annonce donc élevée selon la première estimation fournit fin février par la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), qui estimait le coût global pour l’ensemble des assureurs entre 180 et 220 millions d'euros.

La facture devrait néanmoins être moins lourde que l’indemnisation qui avait suivi le passage dévastateur de la tempête Xynthia, fin février 2010. Gema avait alors recensé 143.621 déclarations pour un montant global de 385 millions d'euros. Plus récemment, les inondations dans le sud-ouest de la France, dont Lourdes a notamment été victime au printemps, devaient coûter quelque 500 millions d'euros, avait estimé fin juin la FFSA dans une première estimation.

Autant de phénomènes météorologiques qui ne devraient avoir une incidence sur les futurs contrats d'assurance. Selon le président du Gema, Gérard Andreck, la fréquence des catastrophes naturelles combinée à la hausse des cambriolages (+2% en 2013) devraient se traduire à l'avenir par une augmentation des tarifs de l'assurance habitation. A ce titre, Gérard Andreck s'est inquiété d'un possible assouplissement des normes de construction, réclamé par certains professionnels afin de relancer le secteur du bâtiment.

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