Tensions au Proche-Orient : la manifestation pro-palestinienne interdite à Paris, à la demande de Gérald Darmanin

Tensions au Proche-Orient : la manifestation pro-palestinienne interdite à Paris, à la demande de Gérald Darmanin

PRÉCAUTIONS - Les actes de violence et de provocation entre Israël et la Palestine grimpent chaque jour en intensité. Pour éviter d'éventuels dérapages, Gérald Darmanin a demandé ce jeudi que soit interdite la manifestation en soutien aux Palestiniens, samedi à Paris. La préfecture a publié ce jeudi soir un arrêté en ce sens.

Considérant le "contexte international particulièrement sensible, du fait des affrontements actuels très violents opposant les Palestiniens aux forces de sécurité israéliennes depuis le 7 mai 2021", la préfecture de police de Paris a interdit ce jeudi soir, par arrêté, la manifestation pro-palestinienne qui devait partir samedi de la station de métro Barbès-Rochechouart, au nord de la capitale, à 15h, pour arriver sur la place de la Bastille. Elle rappelle que le fait de participer à une manifestation interdite est "passible de l'amende prévue pour les contraventions de la 4ème classe", soit 135 euros.

Pour motiver son arrêté le préfet Didier Lallement indique notamment qu'il "existe un risque sérieux que les affrontements entre palestiniens et forces de l'ordre israéliennes ne se transportent sur le territoire national", occasionnant "des troubles graves à l'ordre public". Des "exactions contre des synagogues et intérêts israéliens" dans des "pays voisins comme l'Allemagne" ont "déjà eu lieu cette semaine", écrit également le préfet, assurant "qu'un grand risque existe que ce type de faits se produisent en France".  

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Alors que la situation ne cesse de s'envenimer entre Israël et la bande de Gaza, Gérald Darmanin avait demandé dans l'après-midi à ce que cette manifestation, voire d'autres sur le territoire en cas de nécessité, soient interdites. Dans un tweet publié ce jeudi après-midi, il a indiqué que la consigne a été donnée aux Préfets "d'être particulièrement vigilants et fermes". "De graves troubles à l'ordre public furent constatés en 2014", rappelle le ministre de l'Intérieur.

Dans un télégramme envoyé à l'ensemble des préfets et consulté par l'AFP, le ministre leur a demandé de "mobiliser les services de renseignement" pour "assurer le suivi de ces mouvements" et "anticiper les risques de débordement". Et de "ne pas hésiter" à "interdire" les manifestations si leurs déclarations sont "hors délai", représentent un risque de "troubles à l'ordre public" ou ne "respectent pas les règles de l'état d'urgence sanitaire"

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Un précédent en 2014

"La France, seul pays au monde où sont interdites toutes les manifestations de soutien aux Palestiniens et de protestation contre le gouvernement d'extrême droite israélien", a réagi dans un tweet le député LFI Jean-Luc Mélenchon. "C'est évidemment dans le seul but de provoquer des incidents et pouvoir stigmatiser cette cause", a-t-il ajouté. 

En juillet 2014, plusieurs manifestations avaient été organisées en France, pour dénoncer l'offensive israélienne dans la bande de Gaza. Le 19 juillet de cette année notamment, plusieurs milliers de militants pro-palestiniens s'étaient regroupés dans le quartier de Barbès, au nord de la capitale, malgré l'interdiction prononcée par les autorités. Le rassemblement avait dégénéré rapidement, laissant place à des heures d'émeutes urbaines. Quelques jours plus tard, lors d'un nouveau rassemblement, sur la place de la République, des casseurs avaient à nouveau affronté les forces de l'ordre en marge d'une manifestation et 41 personnes avaient été interpellées.

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