Tensions en Martinique : le préfet instaure un couvre-feu de 19h à 5h "jusqu'au retour au calme"

Tensions en Martinique : le préfet instaure un couvre-feu de 19h à 5h "jusqu'au retour au calme"

TENSIONS - En réponse aux "violences urbaines nocturnes" qui secouent l'île depuis lundi, le préfet de la Martinique annonce ce jeudi l'instauration d'un couvre-feu de 19h à 5h "jusqu'au retour au calme".

Les autorités martiniquaises durcissent le ton. Alors que l'île est en proie à de vives tensions ces derniers jours, le préfet de la région ultramarine annonce ce jeudi soir l'instauration d'un couvre-feu de 19h à 5h "jusqu'au retour au calme". La sécurité sera renforcée dès la nuit de jeudi à vendredi, a-t-il précisé, "avec un dispositif plus mobile et plus nombreux pour cibler les points les plus difficiles".

"Des groupes d'individus ont commis des dégradations et installé des barrages", et "des actes de violence ont eu lieu à l'encontre des forces de sécurité", argue le préfet qui fait par ailleurs état de l'arrestation de 11 personnes et de la saisie de "plusieurs armes".

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La Guadeloupe et la Martinique en proie à de vives tensions

Face à cette situation, la direction du CHU de Martinique a annoncé que "dans le contexte actuel", elle était contrainte "d'activer le service minimum sur l'ensemble des sites du CHUM afin de sécuriser les professionnels et les patients", en raison de "grandes difficultés à assurer les soins dans l'institution".

Les autorités locales comme nationales ont tenté d'ouvrir la porte au dialogue avec les syndicats et les élus sur les deux îles. Les leaders des 17 organisations syndicales, le préfet et le président du conseil exécutif de la Collectivité territoriale de Martinique, Serge Letchimy, ont participé ce jeudi à une réunion de conciliation à la préfecture. Les participants en sont ressortis au bout de 4 heures, mais aucun n'a souhaité s'exprimer jusque-là sur la teneur des discussions.

Lundi, l'intersyndicale a lancé un mouvement de grève générale en Martinique notamment pour protester contre l'obligation vaccinale. Très vite, la situation s'est emballée, donnant lieu à des scènes de violence. Le parquet de Fort-de-France a ainsi ouvert une enquête mardi après que des forces de l'ordre et des pompiers ont été la cible de tirs par armes à feu lundi soir, dans un quartier populaire de Fort-de-France, sans faire de blessés.

Pour éviter que la situation ne s'embrase davantage, l'intersyndicale avait décidé mardi soir de lever les barrages. Cela n'a cependant pas empêché des voitures d'être incendiées, des boutiques pillées et des affrontements très violents avec les forces de l'ordre. Sept policiers et cinq gendarmes ont été légèrement blessés, selon la préfecture. Et dès mercredi matin, les points de blocages se sont à nouveau multipliés.

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