Tolbiac : un atelier en "non-mixité raciale" annulé dans la fac bloquée

SOCIÉTÉ
SOCIAL - Au sein de la faculté de Tolbiac à Paris, bloquée par les étudiants mobilisés contre la réforme Parcoursup depuis le 6 avril, des "cours alternatifs " sont proposés au sein de l'université. Parmi eux, un atelier en "non-mixité raciale" devait rassembler exclusivement les minorités.

Depuis fin mars, les étudiants de la Sorbonne occupent le site de Tolbiac, dans le 13° arrondissement de Paris. Mobilisés contre la réforme des universités, ils organisent des "cours alternatifs", assurés par des enseignants-chercheurs qui soutiennent leur action.  En plein blocus, ces cours alternent avec les assemblées générales, et des ateliers. Ce mardi  à 16 heures devait se tenir un "atelier en non-mixité raciale", c'est à dire réservé à des personnes qui s'estiment victimes de préjugés ou de discrimination racistes en raison de leur origine. 


Avant même d'avoir eu lieu, il a été annulé et reporté, pour des raisons "d'organisation", selon une représentante de l'Unef présente sur place. Une réunion à l'appellation similaire avait fait polémique en novembre dernier. Le ministre de l'éducation Jean-Michel Blanquer avait porté plainte contre le syndicat étudiant qui l'organisait. Finalement, l’événement prévu pour décembre avait été annulé par le syndicat.  

"Des pratiques contraires à la Constitution"

"Le principe de ces ateliers en non-mixité est de do, Jean Michel Blanquer  avait dénoncé , "des pratiques, contraires à la Constitution, [portant] atteinte à la cohésion nationale et mettant gravement en cause l’institution scolaire".  er est reporté à plus tard" ajoute la jeune femme contactée par LCI. Depuis le début de la grève, des commissions étudiantes spécialisées se réunissent pour proposer des lignes directrices et des idées lors des assemblées générales des étudiants. "Il existe une commission cantine, une commission féministe, il y a de tout... glisse un étudiant de Paris I. "De la même manière, les commissions non mixtes permettent aux minorités de s'exprimer, et de soulever des problèmes qui leurs sont propres", affirme-t-il.  


A l'occasion de l'atelier semblable organisé par Sud, Jean Michel Blanquer  avait dénoncé , "des pratiques, contraires à la Constitution, [portant] atteinte à la cohésion nationale et mettant gravement en cause l’institution scolaire". L 

 

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