A Paris, la "colline du crack" évacuée par la police

A Paris, la "colline du crack" évacuée par la police

INSALUBRE - Ce campement sauvage situé au niveau de la porte de la Chapelle, au nord de Paris, a été évacué par la police mercredi matin. Il était devenu un lieu de trafic et de consommation de drogue, mais aussi de prostitution.

Les forces de l'ordre ont évacué mercredi matin la "colline du crack", un campement sauvage installé au nord de Paris, au niveau de la porte de la Chapelle. Là, sur un talus coincé entre l'autoroute et le boulevard périphérique, un nombre important de personnes s'étaient réinstallées ces derniers mois. Déjà évacué en septembre 2017, le campement était un lieu de trafic et de consommation de drogue, ainsi que de prostitution.

"La semaine dernière, il y avait plus d'une centaine de personnes présentes sur la 'Colline'", a indiqué à l'AFP un responsable d'une association qui y intervient et qui veut rester anonyme. Toutes ces personnes "ne vivent pas sur place", car "beaucoup viennent la journée pour acheter leurs drogues".

"Cette opération, menée en partenariat avec la préfecture de la région Île-de-France, les services municipaux parisiens et les acteurs associatifs, s'est déroulée (...) sans incident", indique la préfecture de police, précisant que 42 personnes ont été prises en charge par les services de l'Etat et leurs partenaires. La préfecture affirme que toutes ces personnes se sont vues proposer une solution d'hébergement provisoire en Ile-de-France.

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VIDÉO - Crack dans le métro : la peur des conducteurs

Les solutions d'hébergement sont très peu nombreuses et les suivis sanitaires compliqués- Un responsable d'association

Les personnes fréquentant la "colline du crack" mendiaient régulièrement sur les larges routes qui entourent la zone et mènent au Stade de France ou à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle. Selon certains associatifs, ils risquent de se retrouver dans les stations de métro proches, sur les lignes 12 et 4, ainsi que dans la gare du Nord, où se rendent déjà certains toxicomanes. 

"Entre le pôle universitaire en préparation et les infrastructures pour les jeux Olympiques de 2024, on redoutait tôt ou tard une évacuation car les solutions d'hébergement sont très peu nombreuses et les suivis sanitaires compliqués", a réagi un responsable d'association auprès de l'AFP.

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