40 ans du TGV : y a-t-il encore de grands projets ferroviaires en France ?

40 ans du TGV : y a-t-il encore de grands projets ferroviaires en France ?

CONSTRUCTION - Emmanuel Macron a célébré ce vendredi le quarantième anniversaire du TGV en assurant que "la décennie 2020 sera la nouvelle décennie TGV". Quels grands projets pourraient bientôt voir le jour ?

Un anniversaire tourné vers le passé... et l'avenir. Pour célébrer la quatrième décennie du train à grande vitesse (TGV), ce vendredi 17 septembre, le président de la République Emmanuel Macron s'est montré optimiste quant au futur de ce fleuron français. "C'est l'histoire d'une passion française et d'un génie français", a déclaré le chef de l'État. "Nous allons la poursuivre en grand. La décennie 2020 sera la nouvelle décennie du TGV."

Mais depuis 2017 et la première année de mandat d'Emmanuel Macron, les nouvelles lignes à grande vitesse (LGV) sont à l'arrêt. Les liaisons Paris-Rennes et Paris-Bordeaux, inaugurées en juillet 2017, demeurent les deux derniers tronçons à être passés à la grande vitesse. Désormais, le président de la République veut "accélérer" et "commencer à réenvisager l'avenir", après avoir privilégié les investissements dans la rénovation des voies ferrés. De nouveaux projets sont en cours.

Grand projet ferroviaire du sud-ouest

Depuis trois ans, il faut deux petites heures pour relier Paris à Bordeaux. Mais pour se rendre plus au sud, la patience est de mise. Il faut en effet autant de temps pour relier Bordeaux et Toulouse, les deux villes distantes de seulement 220 kilomètres. Les grandes manœuvres, jugées d'utilité publique, ont débuté pour diviser par deux ce temps de trajet, et ainsi créer une nouvelle LGV. "Le projet doit permettre de relier Bordeaux et Toulouse ou Bayonne en un peu plus d'une heure", écrit le ministère de la Transition écologique sur son site.

Cette nouvelle LGV doit également desservir les villes d'Agen, Montauban et Mont-de-Marsan "par des gares nouvelles", précise le ministère. Un tronçon commun aux deux lignes (Bordeaux-Toulouse et Bordeaux-Dax), de 55 kilomètres, sera construit dans la première phase du projet. Dans un second temps, "91 kilomètres de ligne nouvelle entre Dax et la frontière espagnole" verront le jour. Ce projet, d'un coût total de huit milliards d'euros, permettra de placer Toulouse à 3h15 de Paris. L'État a prévu d'apporter 4,1 milliards d'euros.

Liaison entre Montpellier et Perpignan

L'État prévoit également effet de créer "150 kilomètres de lignes nouvelles entre Montpellier et Perpignan, aptes à la grande vitesse entre les deux villes". Cette nouvelle ligne sera mixte : elle accueillera à la fois le fret et les voyageurs. À terme, ce projet doit permettre de gagner une vingtaine de minutes entre Montpellier et Béziers, et une quarantaine entre Montpellier et Perpignan.

Deux nouvelles gares doivent également être créées : l'une dans l'ouest héraultais (à Béziers), l'autre dans l'est audois (à Narbonne), selon le site dédié au projet. "Les études sont en cours en vue de l'enquête publique de cette ligne nouvelle. Les études se poursuivront en vue de l'engagement en premier lieu des travaux de la section Montpellier-Béziers à horizon de 10 ans", précise le ministère.

D'autres lignes nouvelles en projet

Cinq lignes nouvelles sont également prévues. Pour désaturer l'arc méditerranéen, Marseille, Nice et Toulon, de nouvelles infrastructures ferroviaires pourraient voir le jour d'ici 2030 : construction d'une gare TGV à Nice Aéroport, réaménagement de la gare Marseille Saint-Charles, puis aménager les liaisons entre Cannes et Nice et la traversée ferroviaire souterraine de Marseille.

Des lignes nouvelles pourront ensuite être envisagées par la suite, précise le ministère de la Transition écologique. Le 19 avril dernier, le gouvernement a annoncé un accord avec les collectivités locales sur le financement des premiers aménagements prévus de la ligne Marseille-Nice, estimés à 3,5 milliards d'euros.

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Dans l'ouest, après la liaison Paris-Rennes, d'autres métropoles pourraient être raccordées. C'est le cas de Nantes, Quimper ou Brest. Grâce au "projet de liaisons nouvelles Ouest Bretagne - Pays de la Loire", Brest et Quimper pourraient être accessibles en trois heures depuis Paris. Il faudrait une heure pour relier Nantes et Rennes.

Paris n'est pas oubliée. Le ministère de la Transition écologique indique ainsi qu'un projet de "ligne nouvelle Paris-Normandie vise à doter progressivement la vallée de la Seine d'une nouvelle liaison sur l'axe Paris-Mantes-Rouen-Le Havre", ainsi qu'une section vers Caen et Cherbourg.

Autour de la capitale, deux autres projets sont en cours : une ligne nouvelle entre l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle et la ligne existante Paris-Amiens, afin de relier le sud des Hauts-de-France et l'aéroport parisien, ainsi qu'une ligne nouvelle au sud de l'Île-de-France afin de relier la LGV Atlantique et la ligne Sud-Est, Est européenne et Nord. Une manière de contourner les gares intramuros parisiennes.

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