Trois voitures s'encastrent dans le mur de leur maison : leur assurance habitation résiliée !

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VICTIME - Une famille de Loire-Atlantique a vu son contrat d’assurance-habitation résilié en juillet. Le motif ? En trois ans, trois voitures ont percuté leur maison. Beaucoup trop.

Victime… et pourtant punie. En Loire-Atlantique, une famille a eu la mauvaise surprise de recevoir en début d’été une lettre de son assurance. L’objet ? Une résiliation de son contrat assurance-habitation. La compagnie explique :


"En raison d’une fréquence anormalement élevée de sinistres chocs de véhicules, nous avons décidé de mettre un terme à ce contrat ".  

Car en trois ans, pas moins de trois accidents ont eu lieu dans la commune de Saint-Joachim, tous au même niveau, sur la même maison.


En 2013, un jeune conducteur s’est encastré contre la façade, puis quelques mois plus tard une jeune femme qui s’était endormie au volant. Plus grave à l’automne 2016, un jeune homme s’est tué. Il était le passager d’une voiture catapultée sur  la maison.

Une route dangereuse

Trop c’est trop donc pour l’assurance qui évalue les dégâts à chaque fois à plus de 20.000 euros. Dès lors, bien que la famille Morand ne soit pas responsable, l’assurance a décidé de résilier de son propre fait le contrat.


"On ne comprend pas. On est accusés d’avoir une maison qui est au bord de la route, on n’est pas responsables", déplore Geneviève Morand, la fille de l’ancienne propriétaire de la maison.

Depuis, les habitants de la ville se battent pour sensibiliser les automobilistes aux dangers de cette route qui traverse la commune. Dans l’angle du virage qui précède la maison, ils ont mis en place une affiche avec un slogan provocateur "Il reste encore des gens à écraser, vous pouvez accélérer". Le but étant de faire comprendre aux gens qu’ils roulent trop vite mais aussi d’essayer de limiter encore la vitesse. 


"Cet endroit est très dangereux pour la circulation dans la commune, étant donné l’importance du trafic, soit 7.000 à 8.000 véhicules par jour", reconnait la maire du village, Marie-Anne Halgand.


Depuis, la route a été limitée à 50 km/h. Reste au département de Loire-Atlantique de prendre des mesures supplémentaires : dos d’ânes, ralentisseurs ou ronds-points. La famille Morand, elle, a dû trouver une autre assurance.

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