Troisième dose de vaccin anti-Covid : comment le gouvernement cherche à battre le rappel

Troisième dose de vaccin anti-Covid : comment le gouvernement cherche à battre le rappel

ENCOURAGEMENTS - Alors que l'hiver approche et que la courbe des contaminations remonte, l'enjeu du rappel vaccinal est crucial. Mais les candidats ne se bousculent pas, poussant le gouvernement à multiplier les incitations.

Face à la perte d'efficacité des vaccins injectés en début d'année, la France a lancé depuis plusieurs semaines une campagne de rappel, comme d'autres pays. Mais celle-ci peine à décoller. Au 17 octobre, environ 2 millions de troisièmes doses ont été administrées en France, sur 5,9 millions de personnes éligibles, a indiqué mardi le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, sur RTL, alors que le ministère de la Santé en recensait environ 1,7 million cinq jours plus tôt. 

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Covid-19 : le défi de la vaccination

Mais alors que l’effet de l’arrivée de l’hiver sur la transmission du virus commence à se faire sentir, la circulation épidémique repartant à la hausse dans une majorité de départements depuis le début du mois d'octobre, le rappel vaccinal apparait comme un enjeu de taille.

"Gagner un haut niveau de protection"

Pour inciter les personnes éligibles à la troisième dose à prendre rendez-vous, le gouvernement s'appuie notamment sur de premiers travaux ayant récemment montré que les taux d'anticorps générés par les vaccins contre le virus ont tendance à diminuer avec le temps. "Un certain nombre d'études scientifiques l'ont confirmé. Aux alentours de six mois après la deuxième dose, 6 millions de personnes sont éligibles", a insisté Gabriel Attal ce mardi toujours sur RTL. Et de poursuivre : "Je lance un appel au rappel. Il faut faire le rappel pour gagner un haut niveau de protection."

Une étude britannique souligne, entre autres, que la protection contre le SARS-CoV-2 conférée par les vaccins Pfizer et AstraZeneca diminue notablement au bout de six mois. Dans le détail, si le vaccin Pfizer permet d'éviter à 88% le risque d'être contaminé par le Covid-19 un mois après avoir reçu la deuxième dose, cette protection tombe à 74% après cinq à six mois. Or, la campagne de vaccination s'étirant désormais depuis plus de dix mois, les personnes vaccinées les premières sont de moins en moins immunisées, notamment les plus âgées et les plus fragiles.

Vaccination 2-en-1 Covid et grippe

Toujours pour encourager à se faire administrer ce rappel, et "ne perdre aucune opportunité de vacciner contre la grippe et contre (le) Covid-19 les personnes les plus fragiles", la date du lancement de la campagne de vaccination contre la grippe est avancée, a expliqué la Direction générale de la santé (DGS), qui dépend du ministère, lundi dans une note aux soignants. A l'origine, les Français devaient en effet attendre jusqu'à mardi 26 octobre pour se faire vacciner contre la grippe. Le ministère de la Santé a finalement préféré se dépêcher et avancer la date de quatre jours, soit au 22 octobre, pour faire d'une pierre deux coups.

De fait, les gens concernés par cette "troisième dose" sont souvent les mêmes que ceux qui doivent recevoir le vaccin anti-grippe, en premier lieu les personnes âgées. 

Plus de pass sanitaire en cas de refus ?

Interrogé, par ailleurs, sur l'intégration d'une troisième dose dans le schéma vaccinal des plus de 65 ans et des plus fragiles et l'obligation d'y recourir pour conserver un pass sanitaire valide, Gabriel Attal a confirmé ce mardi que "c'est une piste qui fait son chemin". "Aucune décision n'est prise à ce stade", et "c'est bien l'avis, la recommandation des autorités sanitaires" qui la guidera, a-t-il expliqué. En l'occurrence, il revient en premier lieu au Conseil Scientifique et au Conseil d’orientation de la stratégie vaccinale de donner un avis sur la question. Dans un second temps, la Haute autorité de santé (HAS) sera sollicitée pour "valider" le dispositif.

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"C'est quelque chose qu'on regarde mais ce n'est pas décidé aujourd'hui", avait déjà indiqué la ministre du Travail et de l'Emploi, Elisabeth Borne, invitée d'Europe 1 le 15 octobre. Et de rappeler : "On sait que l'immunité baisse fortement au bout de six mois, donc il faut absolument faire cette troisième dose". 

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