Tupperware ferme sa seule usine française et supprime 235 postes

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EMPLOI - Après Whirlpool, GM&S, TIM ou encore Vivarte, au tour de Tupperware d'être menacé. Le fabricant américain de boîtes alimentaires, qui évoquent des capacités de production très supérieures à ses besoins, veut fermer son site français de Joué-lès-Tours.

Coup dur pour les 235 salariés du site de production Tupperware de Joué-lès-Tours, dans l'Indre-et-Loire. La direction générale du fabricant ampéricain de boîtes alimentaires en plastique a présenté ce jeudi aux représentants du personnel "un projet de fermeture" entraînant la suppression de 235 emplois. La fermeture du site devrait être effective en mars 2018, selon un communiqué de la direction reçu par l'AFP.


Pour se justifier, la direction évoque "une surcapacité industrielle notable de son réseau de fabrication européen liée à une amélioration de sa productivité" et "un ralentissement de ses activités commerciales en Europe centrale et occidentale et notamment en France". Le groupe  a fêté l'an dernier ses 55 ans d'existence. 

"Assurer la pérennité de l'entreprise en France"

"Il y a dix ans, il y avait 55 machines à l'usine de Joué-lès-Tours, aujourd'hui, il y en a 8, et elles ne tournent pas à plein régime", a expliqué à l'AFP un porte-parole de Tupperware, qui dispose de quatre sites de fabrication (Belgique, Grèce, Portugal et France) desservant les marchés européens. Il est "primordial de disposer d'un niveau de compétitivité adapté afin d'assurer la pérennité de l'entreprise en France et en Europe", estime la direction de l'entreprise. 

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En 2013, l'usine française fêtait ses 40 ans avec optimisme

Tupperware souhaite être exemplaire en proposant un reclassement à chacun des salariés et en mettant tout en oeuvre pour trouver un repreneur", a souligné le porte-parole. La surcapacité de production en Europe en 2017 est de 35% et serait de 45% si le site français poursuivait ses activités, a-t-il également fait valoir. Pour les 235 employés qui travaillent actuellement sur le site, c'est la consternation.

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